Atelier d’écriture à Sortie 13 (Pessac)

Prochaines dates :
Samedi 2 Février – 18h/19h30
Samedi 23 Février – 18h/19h30
> Durée d’un atelier : 1h30 (Accessible dès 15 ans).
▬▬▬▬▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES ▬▬▬▬▬▬▬▬
Limité à 10 participants
Tarif : 12€
Réservation en ligne :
https://www.weezevent.com/zone-d-expression-atelier-d-ecriture-creative
Rue Walter Scott 33600 Pessac // Parking gratuit
Ⓣ Tram B : arrêt France Alouette
Ⓑ Bus 4/36 44 : arrêt France Alouette
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Valérie Champigny est une artiste plasticienne dont la pratique protéiforme. Avec elle, vous expérimenterez des formes poétiques, le récit et la mise en voix ou en espace. Vous découvrirez également ses mystérieuses “boîtes à mots”… La petite communauté créative œuvre dans la bienveillance et accueille volontiers débutants, amateurs ou confirmés.

ZONE D’EXPRESSION est un temps d’échange et d’expérimentation. Les ateliers d’écriture créative sont animés par Valérie Champigny. Elle vous invite à faire l’expérience de votre propre écriture à travers l’exploration de plusieurs genres littéraires. La plupart des dispositifs créatifs sont élaborés à partir d’écrits d’auteurs ou bien en relation avec des œuvres d’artistes contemporains ou la peinture à travers les siècles. Valérie Champigny est une artiste plasticienne qui utilise le langage à travers la création de dispositifs participatifs. Elle utilise notamment des boîtes à mots qu’elle conçoit, un catalyseur vitaminé entre le cut-ut et le « ready-made arrangé ». 

DÉROULEMENT D’UN ATELIER : Plusieurs propositions se succèdent : très courtes au début et plus longues vers la fin de l’atelier. Chaque temps d’écriture est succédé par un temps de lecture (qui n’est pas obligatoire). Les propositions d’écriture courtes du début de séance conduisent à un moment de lecture dynamique en groupe. Puis les textes qui suivent donnent lieu à des lectures plus personnalisées, avec un accompagnement sur la mise en voix, les respirations, les temps de silence, …etc.

DÉMARCHE ARTISTIQUE : Valérie Champigny anime des ateliers d’écriture depuis une vingtaine d’années en médiathèques, établissements scolaires, Ehpad, entreprises…  Valérie Champigny développe une pratique protéiforme où elle mêle photographie, dessin d’observation, peinture, écriture, installations plastique et sonore. Elle aborde les territoires qu’elle traverse et photographie de manière sensible dans une réflexion sur l’habitat et à la rencontre de «présences». Elle crée des œuvres participatives pour ré-enchanter les structures de vie collective dans une réflexion sur la façon dont on habite un espace. La présence de l’œuvre participe à transformer un espace en un lieu.
valeriechampigny.com
EXTRAIT VIDEO : https://youtu.be/0ysVCo-HnmY?t=7s

« La rescapée » – fausse ruine – 2014

La rescapée
La rescapée, fausse ruine, 4,50m x 3m, grave, brique, chaux, peinture Résidence Art&actions – Léogeats (33) – 2014
Dans la grande fosse des formes, gisent les ruines auxquelles on tient encore, en partie. Elles fournissent matière à l’abstraction. Un chantier d’inauthentiques éléments pour la formation d’impurs cristaux. Voilà où nous en sommes.
Paul Klee, Journal [1915], Paris, Grasset, 2004 (1959), p. 329.

Au delà d’une esthétique des ruines modernes vues comme des paysages pittoresques dans le monde contemporain (friches industrielles) , Valérie Champigny souligne à travers cette construction sans toit intitulée « La rescapée » la transformation du paysage rural en zone artisanales à demi-abandonnées. Le paysage, de plus en plus déboisé après la vente de parcelles autrefois vouées à la sylviculture, mute en scieries, entrepôts mais dont l’utilisation ne perdure pas.

Cette construction énigmatique montre cette forme absurde d’une construction inutile sans toit,  rapidement envahie par des hautes herbes sauvages pendant le temps même de sa construction. « La rescapée » dénomme tout autant la nature que la ruine qui très vite « s’entretiennent ». Très vite si l’on coupe le lierre, la brique tombe. Cette construction sommaire est depuis 2017 déconstruite et à laissé place à un petit supermarché dans cette zone rurale.

(Les fausses ruines, ou fabriques, sont aussi une tradition dans les jardins romantiques à partir du XVIIIè siècle en France, en Italie, en Russie, en Angleterre etc. La découverte de Pompéi ou de Troie enflamme l’imaginaire des artistes. Ainsi, le goût des ruines se développe.)