DIFFRACTIS JARDINS #4 / 29-30.06.19 / proposition Chaises

Projet Diffractis au Jardin #4 / projet organisé par Diffractis impliquant plusieurs artistes dans une dizaine de jardins bordelais dans le cadre du WAC/Weekend d’art contemporain 2019 à Bordeaux.
Ma proposition éphémère est envisagée pour le 16, rue Lescure.

  • La « chaise-échelle CaO » 5 m de haut , 2019 ; bois d’acacia, zinc et chaux 
  • La « chaise-toit » 2 m de haut, 2019 ; bois d’acacia, zinc 

Ce projet de chaises apparait dans une réflexion en rapport avec le contexte de jardins. Le jardin de ville reste un privilège qui me conduit à questionner les besoins vitaux : hospitalité et toit, contemplation et point de vue.

Bien souvent, dans chacun des lieux que j’explore, j’immisce la présence d’éléments et notamment celui de la chaise comme figure. Elles apparaissent soit par leurs représentations, peintes au mur, soit par une installation de chaises physiques ou de réceptacles invitant concrètement à la rencontre de soi ou de l’autre, ou bien par la création de chaises surdimensionnées pour réagir au contexte ou encore par le jeu du langage.

Des éléments fantômes reviennent ainsi de façon récurrente à la manière d’un alphabet de signes figuratifs dans mes installations : nuage, toit, cabane, échelle, escalier, chaise, tricycle, polyèdre irrégulier, sphère, caillou plein ou évidé… Le traitement sommaire et le choix des matériaux renvoie à une esthétique pauvre (zinc, grillage, bois, cendre, chaux, ciment, goudron, rouille, lignes blanches…) qui dans la mise en connexion des éléments crée une vibration sourde, une tension énigmatique entre réalité d’un contexte, néant et utopie.

espace 1-2 - copie
Jardin d’habitants mis à disposition pour ma proposition dans le cadre du Weekend d’Art Contemporain.

Au pied de la lettre / résidence hôpital de jour « La Demi-Lune »

Si au printemps 2018, nous apprenons avec enthousiasme que la Demi-lune à Villenave d’Ornon (33) est maintenue, la résidence a quant à elle a pris forme en janvier 2017 dans le cadre d’un contexte de déconstruction du bâtiment et d’une prise en compte éventuelle des modifications de l’accueil des jeunes à « La Demi-lune de mars à décembre 2017. 

AU PIED DE LA LETTRE

Temps de médiation artistique : Au pied de la lettre

Accompagnement des jeunes sur le projet Land art : Atelier collectif avec la création d’une anamorphose en extérieur visible depuis bibliothèque située au premier étage.

PRÉSENCES ALLUSIVES

Temps de création personnelle et participative

Production photographique autour des traces d’un lieu habité et projeté en déconstruction.

Réalisation d’une série photographique sur la Demi-lune. Photographies impliquant les jeunes dans un jeu de rôle expérimental.

 

Constellations invasives #2 goudron sur zinc – 2018-19

Série Constellations invasives #2 – 1mx1m – goudron sur zinc (2018) – Série qui fait suite à la série photographique Constellations invasives #1 (2017) – travail présenté à ZAAD/Mably et à Galerie Laboratoire Bx – Bordeaux.

Mish-Mash project – Galerie Laboratoire Bx

EXPOSITION ▲MISH-MASH project▲ du 9 au 13 avril 2019
Installations, textes et textures par Valérie CHAMPIGNY
Exposition personnelle et temps de création collective
« Chaque jour, les silences du monde bruissent de nos voix animales »
DOSSIER DE PRESSE : https://fr.calameo.com/read/0058841537917e5b9d8e4
VERNISSAGE  9 avril, à partir de 18H30
————————-
+ NOS VIES SONT DES WESTERNS
Workshop écriture créative animé par la plasticienne
⊙ LIEN tarifs et inscriptions > https://urlz.fr/9jbl
Galerie LABORATOIREBX / 4, bis rue Buhan à Bordeaux

2019-04-11 18.31.46_light2019-04-09 20.06.31_light2019-04-10 08.01.08_light2019-04-08 03.24.51-2_light2019-04-13 21.27.23_light2019-04-08 03.22.27_light2019-04-09 20.06.12_light2019-04-08 03.22.34_light2019-04-13 21.30.36_lightConstellations_invasives_#2_09_light2019-04-13 21.44.00_lightIMMMensité_light

 

 

Résidence d’artiste – Cité des chênes – Pays Morcenais (40)

L’artothèque Mutuum a initié plusieurs projets artistiques en lien avec la mémoire des quartiers en Nouvelle-Aquitaine. C’est dans le cadre d’une réflexion sur les droits culturels qu’un partenariat s’est prolongé entre la médiathèque du Pays Morcenais, la mairie de Morcenx (40) et Mutuum. Des temps de résidence ont ainsi été imaginé pour travailler avec Valérie Champigny, plasticienne documentaire, avec la participation du CFABTP de Morcenx, sur la mémoire du quartier des employés de la centrale pendant la déconstruction de la Cité des chênes. 

Cette cité a la particularité de regrouper un ensemble de maisons rondes conçues pour les employés qui travaillaient depuis 1960 à la centrale d’Arjuzanx alimentée par une mine de lignite. Depuis l’arrêt de l’activité de la centrale en 1992, diverses collectes de témoignages ont déjà permis d’amorcer un travail de mémoire avec les habitants.
Peu de démarches ont valorisé cette architecture locale symbolisant une utopie moderniste qui peut rappeler les architectes Messidor (Boullée, Lequeux ou Ledoux) ou encore dans les années 50 les « bubbles houses » d’Eliot Noyes. La répartition des dix-neuf maisons rondes en ilot et l’histoire de la mine donne l’illusion qu’une vie souterraine est directement reliée à ce territoire, donnant ainsi libre cours à un imaginaire.
Il s’agit dans cette phase de requalification de la cité de conserver une mémoire visuelle de cette esthétique de l’habitat à travers un point de vue singulier mais aussi d’apporter un regard plus large, voire didactique sur ces curiosités urbanistiques. Une production à la fois artistique et documentaire intégrera les ruches d’exposition Mutuum, itinérantes dans les médiathèques et les établissements scolaires en Nouvelle-Aquitaine. Ce travail est présenté à la médiathèque François Mitterrand du 1er février au 1er mars 2019 et un catalogue d’artiste numérique sera publié aux éditions Mutuum et accessible sur les pages « éditions » du site de l’artothèque. 

Résidence de recherche 2016-17 et  restitution à la médiathèque en février 2019 avec publication d’un catalogue en préparation.

 

« En 2007, j’ai découvert ce quartier en venant travailler dans les Landes. C’était pour moi une image marquante au cours de mes pérégrinations photographiques. Lorsque j’ai appris en 2014, la possible déconstruction du quartier, j’ai eu envie de valoriser leur aspect architectural avant qu’il ne soit trop tard. Depuis 2015, j’ai eu l’occasion en plus des photographies de rencontrer les derniers habitants avant la déconstruction. Les enfants ont pu me raconter comment leurs camarades de classes restent toujours stupéfaits lorsqu’ils font le dessin de leur maison ronde. J’ai aussi pu rencontrer et échanger téléphoniquement avec des personnes qui avaient travaillées à la mine de lignite lesquelles sont aujourd’hui décédées. J’ai aussi eu l’occasion d’échanger avec la fille du concepteur des maisons rondes. Ce temps de résidence de création à Morcenx depuis 2015, fait d’allers et retours, d’échanges téléphoniques ou par mail, a été très riche de partage. »
Vendredi 1er février à 18H00, Valérie CHAMPIGNY sera présente pour un temps d’échange à la fois par rapport aux photographies mais aussi pour les personnes qui veulent témoigner, transmettre des des récits autour de ce quartier aujourd’hui disparu.
Un catalogue sera publié et rassemblera le travail photographique et les recherches.

Zaad à S13/ exposition V.Champigny, S.Mouron, P.Touron / Sortie13 à Pessac

Installation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "l'incessant tremblement de ma terre" Sortie13 Valérie Champignynuage_0415_6240Installation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie Champignyvalerie0402_6229Installation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "l'incessant" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "l'incessant tremblement de ma terre" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie Champigny  (1)44963700_279983872646910_9132969082717470720_nInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie Champigny45108131_1357511724383722_3316925413598429184_nInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "l'incessant tremblement de ma terre" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "l'incessant tremblement de ma terre" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "chien dent I" Sortie13 Valérie Champigny45027845_497166400780194_3209964531606355968_nValérie Champigny45133884_1923580681282554_2024304110504771584_nInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation "Nuage - présage" Sortie13 Valérie ChampignyInstallation Sortie13 Valérie Champigny

Crédits photos Florence Douyrou, Charlotte Gazzy, Valérie Champigny, Bruno Falibois

Exposition à Sortie13 #Pessac jusqu’au 15 nov. Exposition collective pour laquelle je présente 3 installations.
AU PLAISIR DE VOUS RETROUVER SAMEDI 3 NOVEMBRE de 16h à 20h à SORTIE13, Rue Walter Scott à PESSAC.
L’exposition collective regroupe le travail de #PierreTouron, #SophieMouronet trois de mes installations #ValérieChampigny. (Les photos de cet album ne concernent que mon travail /bien d’autres œuvres à découvrir…).

Trois installations conçues pour Sortie13 dans un cadre de résidence :

  • « L’incessant tremblement de ma terre » est un promenoir dans un enclos semi-ouvert connecte l’intime et l’extime dans une fragmentation de la temporalité par un jeu de représentations de marches et d’escaliers, de boîtes métalliques reconstitués et entrouvertes comme des rebuts de la consommation abandonnés. Une peinture figurative donne à voir une femme d’une autre époque, comme fragilisée par l’âge, les bras ballants, les yeux rivés au ciel (peut-être à la recherche d’un nuage).
  • « Nuage – Présage »  est une installation de 26 pièces de zinc suspendues (H: 100cm x l 160cm x L 180cm ) pensées spécifiquement pour le patio. Il s’agit d’une décomposition en coupe d’un nuage qui semble s’être introduit dans cet espace à ciel ouvert au cœur de la salle d’exposition. Le nuage se dématérialise à la nuit tombée et apparait sous une forme luminescente. La découpe topographique d’un nuage se présente comme une parodie du désir constant de l’être humain de systématiquement maîtriser son environnement. Au delà de cet aspect, « Nuage-présage » est une installation qui trouve une forme poétique à travers la matière évolutive du zinc et au balancement lent et incessant des pièces en suspensions, une horloge qui fait la pluie et le beau-temps.
  • « Chien-dent I » se présente sous la forme d’une ombre portée au mur (3,50mX5m) à partir d’une source lumineuse sur une petite structure en aplat réalisée en zinc et plexiglas (120×100 cm). L’ombre figure les panneaux publicitaires abandonnés en bord de route, rouillés, se renseignant plus personne, à demi recouverts de ronces, de lierre, etc. Les phares des voitures en font défiler l’ombre déformée, à tour de rôle. La géométrie se déforme. Si l’ombre est ici fixe, la forme géométrique en aplat suggère néanmoins le volume dans la lecture de l’ombre. L’ombre est ici mise en relation avec un polyèdre en zinc, une forme fétiche des installations de la plasticienne.

Un workshop d’écriture créative à SORTIE13
La plasticienne anime des ateliers d’écriture et restitution publique proposés dans le cadre de l’exposition. Valérie Champigny accompagne dans l’écriture par des mises en situations dans la continuité de ses scénographies, elle utilise notamment des boîtes à mots qu’elle conçoit, un catalyseur vitaminé entre le cut-ut et le ready-made arrangé ». 

Infos pratiques :
Durée d’un atelier 1h30
Accessible dès 15 ans
Dates prévues : les samedis 27 octobre, 24 novembre et 15 décembre de 18h00 à 19h30
Inscriptions : contacter SORTIE13 au 05 56 36 48 43
ou billetterie en ligne sur https://www.weezevent.com/workshop-d-ecriture-creative-avec-valerie-champigny

Tarifs vente ou location des œuvres présentés :

Valérie Champigny crée des installations en relation avec des lieux (privés ou publics) en réflexion avec leurs fonctionnalités, avec la façon dont ils sont occupés, habités.
La prestation peut correspondre à la création d’une œuvre pérenne spécifique ou à une location d’œuvres (entreprises, lieux recevant du public, particuliers, etc.).
valeriechampigny.com

 

RESTITUTION 7 et 9 juin 2018 et exposition saison d’été / Sainte-Foy-la-Grande

2 ans de résidence…

INVITATION_EVENEMENT_DEBORNEMENTS_RESTITUTION_EXPOSITION_CHAMPIGNY_2018INVITATION_EVENEMENT_DEBORNEMENTS_RESTITUTION_EXPOSITION_CHAMPIGNY_2018_02INVITATION_EVENEMENT_DEBORNEMENTS_RESTITUTION_EXPOSITION_CHAMPIGNY_2018_03INVITATION_EVENEMENT_DEBORNEMENTS_RESTITUTION_EXPOSITION_CHAMPIGNY_2018_4

Owiiig, le polyèdre à visage humain – géographe éphémère

C’est dans la continuité de mon intérêt pour les polyèdre irrégulier que j’ai souhaité créer ce géographe sur une parcelle du site des Majouans (Fougueyrolles) de la Maison d’Enfant à Caractère Social de Port-Sante-Foy et Ponchapt (24 et 33).

Le polyèdre est une figure qui m’a longtemps fasciné dans La Melencolia,  gravure sur cuivre d’Albrecht Dürer datée de 1514. On retrouve des polyèdres chez Giacometti qu’il associe au visage.

La figure du polyèdre irrégulier m’intéresse depuis longtemps sous la forme de pierre taillée. À chaque pierre, c’est un nouvel équilibre à trouver en partant de sa forme existante. (lien vers mes polyèdres taillés)

Par rapport à la Maison d’Enfants à Caractère Social, lieu d’hospitalité, Owiiig, ce polyèdre à visage humain, symbolise le nouvel arrivant constitué de multiples facettes qui ne nous ressemble pas totalement et que chacun met du temps à accueillir.

Des collages autour du portrait ont en amont été travaillés avec les enfants. Chacun est fait de l’autre. Ces collages ont été intégrés dans la publication Mutuum publiée à l’occasion du Printemps des poètes.

Les enfants prononcent le prénom de « Owiiig » avec un sourire accentué sur les « iii ».
Cet autre, inconnu, avec une drôle de tête à plusieurs facettes « à quelque chose à m’apprendre (…)) et qui me concerne… » . Owiiig est un autre moi-même dont le nom résonne avec les héros de l’enfance. Owiiig habite démesurément l’espace de la Maison d’enfants.

 

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Performance « Profondeur de champ » / à la Machine à lire – Bordeaux

Valérie Champigny
Samedi 19 mai à 18h00 à 21h00
Performance « Profondeur de champ »

Parcours hors-les-murs

Ce diaporama nécessite JavaScript.

À l’occasion de la Nuit européennes des Musées, Valérie Champigny invite à poser un regard sur l’ordinaire, une autre manière d’écrire la ville, hors de l’environnement muséal.

C’est à travers un cheminement entre la Machine à lire, la Place de la Bourse, le Grand-Théâtre et le Capc que la plasticienne se postera en voyageuse immobile en relation avec le contexte du moment, le regard porté vers le haut, une fenêtre ou un ornement de l’architecture ou le ciel… 

Capture d_écran 2018-05-15 à 14.10.08

Constellations invasives / du 4 juin au 28 août 2018 / Médiathèque de Sainte-Foy-La-Grande

Le temps de résidence à l’Association de Solidarité Enfants en Pays Foyen a été l’occasion pour Valérie Champigny de pérégrinations hebdomadaires entre la Gironde et la Dordogne de septembre 2016 à juin 2018 qui ont donné forme à plusieurs séries photographiques dont « Itinéraire à l’air libre » et « Constellations invasives ».

LIEN ÉDITIONS MUTUUM / SÉRIE CONSTELLATIONS INVASIVES

P1050172P1050190P1050171P1050214P1050203P1050215P1050263P1050236

Lien article Oeil de la photographie

Série présentée au concours Lens culture

Photographies / vente et location

Collection  de dessins, tirages photographiques et peintures 
Certificat d’authenticité, date de prise de vue, date de tirage, signature
Règlements possibles plusieurs fois pour les particuliers (possible en 12 mois).
Acquisition d’œuvre par une entreprise : déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition.

Site photographie : http://valeriechampigny.tumblr.com
Site plasticienne : http://valeriechampigny.com

Études de commandes pour particuliers
(photographies ou interventions plastiques dans l’habitat)
information: valeriechampigny.pecdc (@) gmail.com

« …ma place dans l’iMMMensité…  » / Maison d’enfants à Caractère Social

« Ma place dans l’iMMMensité » (75cm X 145cm)  a été conçue en 2018 pour la restitution de la résidence de Maison d’Enfants à Caractère social de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt. La phrase est installée de manière pérenne dans le hall et visible/lisible depuis le couloir où les enfants attendent leur tour pour entrer au réfectoire le midi.

34124938_10215789285102738_2534048803632185344_n

Cette pièce est réalisée à la manière d’une enseigne lumineuse en aluminium brut sur laquelle on peut déchiffrer une phrase manuscrite lumineuse (jaune soleil N°1037) : « Chaque jour, je trouve ma place dans l’immensité ». La liberté du message solaire où l’artiste s’autorise à tripler le « M » d’immensité, tout en contraste avec l’aluminium brut, transcende une réalité qu’est la vie imposée dans une institution pour des enfants ou des adolescents. La vie dans une Maison d’enfants répond à la fois parfaitement aux principes de protection des mineurs ; il s’agit donc pour les enfants de grandir dans un cadre structurant et structuré et paradoxalement fermé avec des horaires fixes d’une vie collective. Cette phrase s’est imposée comme un dernier message de transmission positive aux enfants, adolescents et jeunes adultes avec qui la plasticienne a partagé le quotidien pendant plus d’un an :
« J’ai, au terme de ma résidence, ressenti le désir de proposer une phrase qui relierait chacun d’entre-eux à espace profane plus vaste que celui qui les protège dans l’immédiat. C’est le pari d’offrir une conscience de soi dans un espace permanent pour des enfants placés et souvent déplacés à plusieurs reprises, un espace qui ressemblerait à la confiance en soi, à une poésie de l’attention ou encore un apaisement actif « . Valérie CHAMPIGNY
L’emplacement des mots, dans un alignement volontairement précaire, reste une invitation à sciemment en désorganiser l’ordre et à chercher ou trouver sa place dans un autre combinaison de lecture.

Valérie Champigny est intervenue avec différentes formes de créations participatives tout au long de sa résidence. Elle travaille avec des messages, des écritures, des boîtes à mots. Elle a notamment, à l’occasion du Printemps des poètes 2017, impliqué dans l’écriture, les professionnels de la Maisons d’enfants avec les adolescents, les enfants, ce qui a donné lieu à une publication numérique  (éditions Mutuum).

Remerciements à Sébastien, Lucynda, Cédric, Léo, Joëlle, Majdouline, Florent, Théo, Wendy, Louane, Bader, Coralie, Anthony, Espéranza, Julia, Kevin, Océane, Océanne, Hugo, Lilian, Claire, …et bien d’autres… un soixantaine d’enfants…

 

 

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Valérie Champigny intègre l’écriture à la pratique de plasticienne, elle anime depuis 2004 des ateliers d’écriture tous publics en bibliothèques, établissements scolaires …

« On ne vous pardonne pas de vous suffire à vous-même. »
Louis CALAFERTE

 

Disculpé.e – (lieu / non-lieu) / Résidence de création 2018 / Médiathèque de Bazas

Valérie Champigny / Disculpé.e  Lieu / Non-lieu )
Résidence de création 2018 / Médiathèque de Bazas
Restitution 2019 à l’occasion de l’inauguration 
du Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique « Le Polyèdre ».
Valérie_Champigny_performance
FLYER_DISCULPÉ_E_V_CHAMPIGNY_MEDIATHEQUE_BAZAS_2018
La médiathèque de Bazas accueille tout au long de l’année 2018, la plasticienne Valérie Champigny pour une résidence de recherche et de création à l’occasion de la réhabilitation du Palais de Justice de Bazas en Pôle de l’Image, de l’écrit et du Numérique.  L’artiste dont la pratique polymorphe se construit depuis plusieurs années en lien avec une réflexion sur les lieux en mutation, l’habitat et la question de la mémoire fragmentée utilise divers langages en associant l’image, le volume, l’écrit et la déambulation participative.

DISCULPé.e Valérie Champigny

On découvre ainsi au fil de sa résidence la construction de sculptures-objets énigmatiques, plurivoques qui serviront momentanément aussi d’accessoires à l’occasion de performances, ou encore l’écrit, la lecture, l’installation de l’anagramme de «Le Palais de Justice» en néon qui dans une subtile combinatoire nous offre « L’étais-je disculpé.e à… ». Est-ce l’artiste que l’on disculpe à intervenir dans un lieu marqué par des procès historiques dont celui de Thérèse Desqueyroux qui fera l’objet d’un non-lieu?. « L’avocat ouvrit une porte. Thérèse Desqueyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l’aspira ». Mauriac – 1927.

Est-ce le Palais de Justice que l’on disculpe lui-même à se transformer en lieu de Culture? – On verra également un chien fort imposant venir poser sur le bureau du juge et photographié par l’artiste. Est-un retour à l’état sauvage d’un lieu structuré par l’histoire du droit ? – Ce sont toutes ces questions que Valérie Champigny soulève dans le temps de sa résidence. Le Palais de Justice subit donc, tour à tour une série de mises à nu, « d’expériences quasi-magiques » élaborées par une plasticienne dans un rôle du passeur, voire de chaman des temps modernes et qui viennent symboliquement accompagner la transformation et la renaissance d’un lieu.

Valérie Champigny invitera en mars le Collectif des Indisciplinés » ou mieux « le convoquera au Palais de Justice ! » pour une déambulation participative. En créant un cadre très ouvert, où chacun joue son propre personnage, la plasticienne permet à la vraie vie de ses acteurs de rentrer dans le concept de « vidéo-surveillance ». Ce workshop débutera pour la douzaine de participants par la découverte d’une installation sensibilisatrice autour des mots et expressions du monde de la justice pour évoluer vers une performance collective intitulée « Hantologie » qui se déroulera en plusieurs séquences ou « audiences » où des spectres viendront hanter et réveiller la mémoire du Palais de Justice en s’appuyant sur un travail sonore réalisé par la plasticienne. Cette bande sonore induit un rythme qui s’étire dans la torpeur des histoires de la vie quotidienne de personnes imaginaires accusés ou accusants. Les personnages demeurent eux-mêmes et deviennent en même temps autres. Ils se prêtent à cette incarnation en insufflant de leur vie propre à leur personnage.

Cette résidence artistique qui a débuté en janvier 2018 au moment de la reconstitution orchestrée par la Région Nouvelle-Aquitaine donnera lieu à une restitution pour l’inauguration du Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique en 2019. Des temps de médiations «S’inventer des histoires en traversant le monde» sont en préparation avec les scolaires dans le cadre de la Grande Passerelle organisée par la Médiathèque de Bazas. 

Les enfants et collégiens seront accompagnés dans le choix d’un lieu en vue de scénariser leurs imaginaires tout en se sensibilisant à leur environnement proche. Pour cette aventure avec Valérie Champigny, chacun s’impliquera physiquement dans le projet collectif, effectuera des recherches (selon son niveau de classe) créera des accessoires, utilisera l’écrit, le dessin, la photographie en vue d’une exposition et d’une édition numérique. 

 

Valérie Champigny, artiste plasticienne. vit dans le Sud-Gironde. Elle est diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux (DNSEP – 1996  / Master1).
Merci au Collectif des Indisciplinés pour leur participation !
Merci à Sylvie, Marie, Patrick, Thierry, Bruno, Catherine, Martine, Nicole, Dominique…. 
Et merci à Iona, une chienne d’une taille imposante qui posa avec le professionnalisme d’une grande star sur le bureau du juge bien peu confortable !

OLYMPUS DIGITAL CAMERADisculpée_meutre_lightPatrick_Hospital_la_plaidoirie_BIS

Palais_de_justice_chien_light

Palais_de_justice_chien_02_light

Patrick_Hospital_06Valérie_Champigny_disculpée_01Patrick_Hospital_01Patrick_Hospital_05P1040581P1040740

Crédit Photo ©D.Bouchet ©V.Champigny

Néon_Disculpé_e_2018_V_CHAMPIGNY_PALAIS_JUSTICE_BAZAS_light

Impasses fleuries / Flowery dead ends / 25 janvier à Montreuil (93)

Contribution photographique et sonore à Impasses fleuries ( espace coordonné et pensé par Guillaume Loizillon) en perspective du concert lors de la soirée « Trace » aux Instants Chavirés le 25 Janvier 2018 à Montreuil.

Impasses fleuries.

Voix Yuko Hatori et Valérie Champigny / Images Guillaume Loizillon, Roland Kuit / Texte Anne Cauquelin, George Lewis


Impasses fleuries est un projet de création sonore  interdisciplinaire incluant des contributions en images fixes ou animées. Il est conçu pour prendre différentes formes de représentations : installation, pièce live, création radiophonique, web audio etc.

Jeudi 25 janvier 2018
Instants chavirés ( Montreuil )
Soirée Trace Label
A.c. Hello performance
Thierry Müller guitare
Patrick Müller électronique
Guillaume Loizillon électronique
Laurent Saïet basse, guitare
Jean-Noël Cognard batterie

http://www.loizillon.paris/Impasses-fleuries.html
http://www.instantschavires.com