« …ma place dans l’iMMMensité…  » / Maison d’enfants à Caractère Social

« Ma place dans l’iMMMensité » (75cm X 145cm)  a été conçue en 2018 pour la restitution de la résidence de Maison d’Enfants à Caractère social de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt. La phrase sera installée dans le hall et visible/lisible depuis le couloir où les enfants attendent leur tour pour entrer au réfectoire le midi.

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Cette pièce est réalisée à la manière d’une enseigne lumineuse en aluminium brut sur laquelle on peut déchiffrer une phrase manuscrite lumineuse (jaune soleil N°1037) : « Chaque jour, je trouve ma place dans l’immensité ». La liberté du message solaire où l’artiste s’autorise à tripler le « M » d’immensité, tout en contraste avec l’aluminium brut, transcende une réalité qu’est la vie imposée dans une institution pour des enfants ou des adolescents. La vie dans une Maison d’enfants répond à la fois parfaitement aux principes de protection des mineurs ; il s’agit donc pour les enfants de grandir dans un cadre structurant et structuré et paradoxalement fermé avec des horaires fixes d’une vie collective. Cette phrase s’est imposée comme un dernier message de transmission positive aux enfants, adolescents et jeunes adultes avec qui la plasticienne a partagé le quotidien pendant plus d’un an :
« J’ai, au terme de ma résidence, ressenti le désir de proposer une phrase qui relierait chacun d’entre-eux à espace profane plus vaste que celui qui les protège dans l’immédiat. C’est le pari d’offrir une conscience de soi dans un espace permanent pour des enfants placés et souvent déplacés à plusieurs reprises, un espace qui ressemblerait à la confiance en soi, à une poésie de l’attention ou encore un apaisement actif « . Valérie CHAMPIGNY
L’emplacement des mots, dans un alignement volontairement précaire, reste une invitation à sciemment en désorganiser l’ordre et à chercher ou trouver sa place dans un autre combinaison de lecture.

Valérie Champigny est intervenue avec différentes formes de créations participatives tout au long de sa résidence. Elle travaille avec des messages, des écritures, des boîtes à mots. Elle a notamment, à l’occasion du Printemps des poètes 2017, impliqué dans l’écriture, les professionnels de la Maisons d’enfants avec les adolescents, les enfants, ce qui a donné lieu à une publication numérique  (éditions Mutuum).

Remerciements à Sébastien, Lucynda, Cédric, Léo, Joëlle, Majdouline, Florent, Théo, Wendy, Louane, Bader, Coralie, Anthony, Espéranza, Julia, Kevin, Océane, Océanne, Hugo, Lilian, Claire, …et bien d’autres… un soixantaine d’enfants…

 

 

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Valérie Champigny intègre l’écriture à la pratique de plasticienne, elle anime depuis 2004 des ateliers d’écriture tous publics en bibliothèques, établissements scolaires …

« On ne vous pardonne pas de vous suffire à vous-même. »
Louis CALAFERTE

 

Encres paysages 2016-17-18 / vente et location

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Contempler, construire, comprendre, déconstruire, et interpeller, un quotidien avec le visuel et le sonore ou le volume. Un façon d’être au monde en se saisissant du réel.
Ici, ce sont les encres, lavis ou aquarelles qui retracent entre coulures hasardeuses et ombres flottantes un monde fuyant, insaisissable. Souvent travaillées de nuit à la lumière artificielle, ces séries portent un univers intimiste, feutré comme si la réalité du paysage ne prenait corps que dans l’imaginaire. Cette approche du paysage, dans un traitement plus subjectif, vient en regard de ma série photographique « Itinéraire à l’air libre ».

 

Ventes d’œuvres

« Je n’écris pas pour une petite élite dont je n’ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu’on surnomme la Masse… j’écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. » Jorge Luis BORGES
(ce qui n’exclut pas la vente pour subvenir aux besoins matériels et poursuivre cet engagement.)
La vente de petits formats me permet de mener des projets plus conséquents (installations, volume, mise en scène… ) et de continuer à travailler avec les écoles, collèges, lycées, EHPAD, médiathèques au moment où les aides institutionnelles se font plus maigres…

Collection  de dessins, tirages photographiques et peintures 
Certificat d’authenticité, date de prise de vue, date de tirage, signature
Règlements possibles plusieurs fois pour les particuliers (possible en 12 mois).
Acquisition d’œuvre par une entreprise : déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition.

Site photographie : http://valeriechampigny.tumblr.com
Site plasticienne : http://valeriechampigny.com

Gallery Saatchi art

Études de commandes pour particuliers
(photographies ou interventions plastiques dans l’habitat)
information: valeriechampigny.pecdc (@) gmail.com

« La rescapée » – fausse ruine – 2014

La rescapée, fausse ruine, 4,50m x 3m, grave, brique, chaux, peinture Résidence Art&actions – Léogeats (33) – 2014
Dans la grande fosse des formes, gisent les ruines auxquelles on tient encore, en partie. Elles fournissent matière à l’abstraction. Un chantier d’inauthentiques éléments pour la formation d’impurs cristaux. Voilà où nous en sommes.
Paul Klee, Journal [1915], Paris, Grasset, 2004 (1959), p. 329.

Au delà d’une esthétique des ruines modernes vues comme des paysages pittoresques dans le monde contemporain (friches industrielles) , Valérie Champigny souligne à travers cette construction sans toit intitulée « La rescapée » la transformation du paysage rural en zone artisanales à demi-abandonnées. Le paysage, de plus en plus déboisé après la vente de parcelles autrefois vouées à la sylviculture, mute en scieries, entrepôts mais dont l’utilisation ne perdure pas.

Cette construction énigmatique montre cette forme absurde d’une construction inutile sans toit,  rapidement envahie par des hautes herbes sauvages pendant le temps même de sa construction. « La rescapée » dénomme tout autant la nature que la ruine qui très vite « s’entretiennent ». Très vite si l’on coupe le lierre, la brique tombe. Cette construction sommaire est depuis 2017 déconstruite et à laissé place à un petit supermarché dans cette zone rurale.

(Les fausses ruines, ou fabriques, sont aussi une tradition dans les jardins romantiques à partir du XVIIIè siècle en France, en Italie, en Russie, en Angleterre etc. La découverte de Pompéi ou de Troie enflamme l’imaginaire des artistes. Ainsi, le goût des ruines se développe.)