Résidence de création Valérie Champigny à Sortie 13 / Pessac (33)

Article Sud Ouest du 19 novembre 2018

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contact / activités

Métier, ateliers, workshops et pratiques :

Conseillère en ingénierie culturelle (collectivités)
DNSEP Master 1 (1996 – Ecole des Beaux-arts de Bordeaux)
Master 2 IPCI ingénierie projets culturels et interculturels en cours

Chargée de l’artothèque Mutuum
Curator expositions, suivi projets pédagogiques
Enseignement et sensibilisation à l’histoire des arts et à l’art contemporain.
contact (at) mutuum.fr

Artiste plasticienne documentaire / intervenante – DNSEP 1996
– Mémoire de quartier / Publication d’éditions
– Promenades urbaines à la loupe
– Aide à la rédaction d’histoires personnelles
– Lectures partagées / Zone de lectures / ateliers d’écriture / apprentissage collectif de poésies en prose
– Interventions en milieu scolaire, médiathèques, maisons d’enfants à caractère social, entreprises…
valeriechampigny.pecdc (at) gmail.com

Commandes photographiques
Site photographies : http://valeriechampigny.tumblr.com
Les tirages numérotés et signés ( Certificat d’authenticité ).
Les photographies sont disponibles en différents formats  / Livraison en sus.
valeriechampigny.pecdc (at) gmail.com

Développement artistique relationnel
Pratique de l’écoute corporelle et émotionnelle
Diagnostic lieu de vie collective
Séances collectives (entreprises) ou individuelles sur RV
valeriechampigny.pecdc (at) gmail.com

Site édité par Valérie Champigny
Tout le matériel publié est © V.Champigny
Toute reproduction, extraction, duplication, même partielle et par tout procédé est prohibé sans l’autorisation de l’auteure.

« …ma place dans l’iMMMensité…  » / Maison d’enfants à Caractère Social

« Ma place dans l’iMMMensité » (75cm X 145cm)  a été conçue en 2018 pour la restitution de la résidence de Maison d’Enfants à Caractère social de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt. La phrase sera installée dans le hall et visible/lisible depuis le couloir où les enfants attendent leur tour pour entrer au réfectoire le midi.

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Cette pièce est réalisée à la manière d’une enseigne lumineuse en aluminium brut sur laquelle on peut déchiffrer une phrase manuscrite lumineuse (jaune soleil N°1037) : « Chaque jour, je trouve ma place dans l’immensité ». La liberté du message solaire où l’artiste s’autorise à tripler le « M » d’immensité, tout en contraste avec l’aluminium brut, transcende une réalité qu’est la vie imposée dans une institution pour des enfants ou des adolescents. La vie dans une Maison d’enfants répond à la fois parfaitement aux principes de protection des mineurs ; il s’agit donc pour les enfants de grandir dans un cadre structurant et structuré et paradoxalement fermé avec des horaires fixes d’une vie collective. Cette phrase s’est imposée comme un dernier message de transmission positive aux enfants, adolescents et jeunes adultes avec qui la plasticienne a partagé le quotidien pendant plus d’un an :
« J’ai, au terme de ma résidence, ressenti le désir de proposer une phrase qui relierait chacun d’entre-eux à espace profane plus vaste que celui qui les protège dans l’immédiat. C’est le pari d’offrir une conscience de soi dans un espace permanent pour des enfants placés et souvent déplacés à plusieurs reprises, un espace qui ressemblerait à la confiance en soi, à une poésie de l’attention ou encore un apaisement actif « . Valérie CHAMPIGNY
L’emplacement des mots, dans un alignement volontairement précaire, reste une invitation à sciemment en désorganiser l’ordre et à chercher ou trouver sa place dans un autre combinaison de lecture.

Valérie Champigny est intervenue avec différentes formes de créations participatives tout au long de sa résidence. Elle travaille avec des messages, des écritures, des boîtes à mots. Elle a notamment, à l’occasion du Printemps des poètes 2017, impliqué dans l’écriture, les professionnels de la Maisons d’enfants avec les adolescents, les enfants, ce qui a donné lieu à une publication numérique  (éditions Mutuum).

Remerciements à Sébastien, Lucynda, Cédric, Léo, Joëlle, Majdouline, Florent, Théo, Wendy, Louane, Bader, Coralie, Anthony, Espéranza, Julia, Kevin, Océane, Océanne, Hugo, Lilian, Claire, …et bien d’autres… un soixantaine d’enfants…

 

 

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Valérie Champigny intègre l’écriture à la pratique de plasticienne, elle anime depuis 2004 des ateliers d’écriture tous publics en bibliothèques, établissements scolaires …

« On ne vous pardonne pas de vous suffire à vous-même. »
Louis CALAFERTE

 

Disculpé.e – (lieu / non-lieu) / Résidence de création 2018 / Médiathèque de Bazas

Valérie Champigny / Disculpé.e  Lieu / Non-lieu )
Résidence de création 2018 / Médiathèque de Bazas
Restitution 2019 à l’occasion de l’inauguration 
du Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique.
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La médiathèque de Bazas accueille tout au long de l’année 2018, la plasticienne Valérie Champigny pour une résidence de recherche et de création à l’occasion de la réhabilitation du Palais de Justice de Bazas en Pôle de l’Image, de l’écrit et du Numérique.  L’artiste dont la pratique polymorphe se construit depuis plusieurs années en lien avec une réflexion sur les lieux en mutation, l’habitat et la question de la mémoire fragmentée utilise divers langages en associant l’image, le volume, l’écrit et la déambulation participative.

 

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Crédit Photo ©D.Bouchet ©V.Champigny

On découvre ainsi au fil de sa résidence la construction de sculptures-objets énigmatiques, plurivoques qui serviront momentanément aussi d’accessoires à l’occasion de performances, ou encore l’écrit, la lecture, l’installation de l’anagramme de «Le Palais de Justice» en néon qui dans une subtile combinatoire nous offre « L’étais-je disculpé.e à… ». Est-ce l’artiste que l’on disculpe à intervenir dans un lieu marqué par des procès historiques dont celui de Thérèse Desqueyroux qui fera l’objet d’un non-lieu?. « L’avocat ouvrit une porte. Thérèse Desqueyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l’aspira ». Mauriac – 1927.

Est-ce le Palais de Justice que l’on disculpe lui-même à se transformer en lieu de Culture? – On verra également un chien fort imposant venir poser sur le bureau du juge et photographié par l’artiste. Est-un retour à l’état sauvage d’un lieu structuré par l’histoire du droit ? – Ce sont toutes ces questions que Valérie Champigny soulève dans le temps de sa résidence. Le Palais de Justice subit donc, tour à tour une série de mises à nu, « d’expériences quasi-magiques » élaborées par une plasticienne dans un rôle du passeur, voire de chaman des temps modernes et qui viennent symboliquement accompagner la transformation et la renaissance d’un lieu.

Valérie Champigny invitera en mars le Collectif des Indisciplinés » ou mieux « le convoquera au Palais de Justice ! » pour une déambulation participative. En créant un cadre très ouvert, où chacun joue son propre personnage, la plasticienne permet à la vraie vie de ses acteurs de rentrer dans le concept de « vidéo-surveillance ». Ce workshop débutera pour la douzaine de participants par la découverte d’une installation sensibilisatrice autour des mots et expressions du monde de la justice pour évoluer vers une performance collective intitulée « Hantologie » qui se déroulera en plusieurs séquences ou « audiences » où des spectres viendront hanter et réveiller la mémoire du Palais de Justice en s’appuyant sur un travail sonore réalisé par la plasticienne. Cette bande sonore induit un rythme qui s’étire dans la torpeur des histoires de la vie quotidienne de personnes imaginaires accusés ou accusants. Les personnages demeurent eux-mêmes et deviennent en même temps autres. Ils se prêtent à cette incarnation en insufflant de leur vie propre à leur personnage.

Cette résidence artistique qui a débuté en janvier 2018 au moment de la reconstitution orchestrée par la Région Nouvelle-Aquitaine donnera lieu à une restitution pour l’inauguration du Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique en 2019. Des temps de médiations «S’inventer des histoires en traversant le monde» sont en préparation avec les scolaires dans le cadre de la Grande Passerelle organisée par la Médiathèque de Bazas. 

Les enfants et collégiens seront accompagnés dans le choix d’un lieu en vue de scénariser leurs imaginaires tout en se sensibilisant à leur environnement proche. Pour cette aventure avec Valérie Champigny, chacun s’impliquera physiquement dans le projet collectif, effectuera des recherches (selon son niveau de classe) créera des accessoires, utilisera l’écrit, le dessin, la photographie en vue d’une exposition et d’une édition numérique. 

 

Valérie Champigny, artiste plasticienne. vit dans le Sud-Gironde. Elle est diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux (DNSEP – 1996  / Master1).
Merci au Collectif des Indisciplinés pour leur participation !
Merci à Sylvie, Marie, Patrick, Thierry, Bruno, Catherine, Martine, Nicole, Dominique…. 
Et merci à Iona, une chienne d’une taille imposante qui posa avec le professionnalisme d’une grande star sur le bureau du juge bien peu confortable !

Encres paysages 2016-17-18 / vente et location

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Contempler, construire, comprendre, déconstruire, et interpeller, un quotidien avec le visuel et le sonore ou le volume. Un façon d’être au monde en se saisissant du réel.
Ici, ce sont les encres, lavis ou aquarelles qui retracent entre coulures hasardeuses et ombres flottantes un monde fuyant, insaisissable. Souvent travaillées de nuit à la lumière artificielle, ces séries portent un univers intimiste, feutré comme si la réalité du paysage ne prenait corps que dans l’imaginaire. Cette approche du paysage, dans un traitement plus subjectif, vient en regard de ma série photographique « Itinéraire à l’air libre ».

 

Ventes d’œuvres

« Je n’écris pas pour une petite élite dont je n’ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu’on surnomme la Masse… j’écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. » Jorge Luis BORGES
(ce qui n’exclut pas la vente pour subvenir aux besoins matériels et poursuivre cet engagement.)
La vente de petits formats me permet de mener des projets plus conséquents (installations, volume, mise en scène… ) et de continuer à travailler avec les écoles, collèges, lycées, EHPAD, médiathèques au moment où les aides institutionnelles se font plus maigres…

Collection  de dessins, tirages photographiques et peintures 
Certificat d’authenticité, date de prise de vue, date de tirage, signature
Règlements possibles plusieurs fois pour les particuliers (possible en 12 mois).
Acquisition d’œuvre par une entreprise : déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition.

Site photographie : http://valeriechampigny.tumblr.com
Site plasticienne : http://valeriechampigny.com

Gallery Saatchi art

Études de commandes pour particuliers
(photographies ou interventions plastiques dans l’habitat)
information: valeriechampigny.pecdc (@) gmail.com

Impasses fleuries / Flowery dead ends / 25 janvier à Montreuil (93)

Contribution photographique et sonore à Impasses fleuries ( espace coordonné et pensé par Guillaume Loizillon) en perspective du concert lors de la soirée « Trace » aux Instants Chavirés le 25 Janvier 2018 à Montreuil.

Impasses fleuries.

Voix Yuko Hatori et Valérie Champigny / Images Guillaume Loizillon, Roland Kuit / Texte Anne Cauquelin, George Lewis


Impasses fleuries est un projet de création sonore  interdisciplinaire incluant des contributions en images fixes ou animées. Il est conçu pour prendre différentes formes de représentations : installation, pièce live, création radiophonique, web audio etc.

Jeudi 25 janvier 2018
Instants chavirés ( Montreuil )
Soirée Trace Label
A.c. Hello performance
Thierry Müller guitare
Patrick Müller électronique
Guillaume Loizillon électronique
Laurent Saïet basse, guitare
Jean-Noël Cognard batterie

http://www.loizillon.paris/Impasses-fleuries.html
http://www.instantschavires.com

La Spoon / œuvre pérenne sur une colline artificielle / Valérie Champigny

 

La Spoon 12mX9m , réalisation finale de la résidence artistique à la Maison d’enfants à Caractère social de Port Sainte Foy et Ponchapt (24).

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L’inauguration du corpus de créations commencées en 2016 dans la maison d’enfants aura lieu le 9 juin 2018… pour l’instant, j’y travaille progressivement, étape par étape.

La Spoon. On me demande souvent :  » C’est quoi ? » – Une oeuvre n’ayant pas de fonction définie, c’est bien difficile de répondre à cette question. Comme en musique, à part classer dans d’hypothétiques familles des sons et bruits, il est sincèrement difficile de dire ce que c’est. On pourrait peut-être répondre à cette question comme en cuisine par les ingrédients qui la compose : nombre de sacs de ciments, de pelletées de grave… Je peux simplement confirmer qu’il s’agit d’un espace d’expressions multiples en haut d’une colline artificielle, un espace mixte qui rassemble. Une sorte de cratère-refuge en référence au Roden Crater de James Turrell . C’est toujours une fugue joyeuse de grimper sur cette colline après la classe, après les devoirs… Cet espace en création devient un lieu de rassemblement, une cabane en creux où l’on pourrait à la fois écrire à la craie, prendre son goûter, s’allonger et crier pour entendre une réverbération, un écho, glisser, grimper, roller éventuellement, marcher le long comme sur une poutre, courir à l’intérieur et se laisser emporter par la vague de la descente… Peut-être retrouver le délice de l’enfance, une certaine ivresse que certains enfants pour de tristes raisons ont parfois un peu oublié. Le pari d’en faire un lieu. 

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Archipels féériques / installation textile

FullSizeRenderUne installation textile où l’ombre participe au travail de l’oeuvre.
Une pièce réalisée par Valérie Champigny associée dans le temps de résidence à des temps de médiation participatifs avec les jeunes sur d’autres réalisations dans l’espace de la Maison d’enfants. (restitution avec le corpus d’œuvres le 9 juin 2018 dans le cadre de l’évènement « Débordement(s) »

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« Archipels féériques » / une production personnelle
« Archipels féériques » est une installation textile  (9m x 6m) suspendue à 5 et 7 mètres du sol dans la cour d’une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) à Port Sainte Foy et Ponchapt. Un vide central invite à contempler le ciel et relie avec le phylactère, pièce réalisée quelque mois plus tôt.

Lien vidéo « Archipels féériques »
Cette pièce s’intègre dans le corpus d’œuvres réalisées dans le temps de résidence 2016-2017 (Phylactère, Chaises peintes, cheminement des cailloux, message en braille sur le mur du hall d’entrée, composition géométrique au sol du hall d’entrée, anamorphose mezzanine, galerie des enfants).
Il s’agit ici d’un tissage, d’un assemblage complexe fait de territoires colorés qui prend l’aspect d’un habit attenant à l’habitat réalisé dans le cadre d’une résidence artistique. Le tissage est marqué par un vide central qui invite à porter le regard vers le ciel. Ce projet s’inscrit dans la parfaite continuité de la recherche sur les formes fractales de la plasticienne (recherche entreprise dès 1994 et poursuivie en 1996 avec le mémoire du DNSEP « Rhizomes »), et depuis au quotidien au travers des ombres des arbres par le dessin et la photographie.
LIEN : ARTICLE SUD OUEST

Tisser l’espace en commun / des créations collectives et participatives
En parallèle de l’œuvre textile réalisée par Valérie Champigny, la plasticienne a, dans le cadre de sa mission de développement artistique relationnel « Œil de lynx » sensibilisé à cette pratique sur des actions collectives. Pratique textile et textuelle, les temps de rencontre ne sont pas uniquement orientés sur le tissage mais bien au contraire le tissage est prétexte à l’échange. Ils ont souvent été reliés à des ateliers d’écriture et la création d’onomatopées.

https://www.dailymotion.com/video/x4vme8e

Vidéo ateliers médiation en parallèle de l’œuvre
La géographie sacrée, lien dynamique entre ciel et terre
 par Fernand SCHWARZ
 Dans la vision traditionnelle, l'homme vit l'expérience du sacré et se relie à l'univers à travers une géographie sacrée, intégrant l'espace et le temps, et dont le but est de reproduire sur terre les configurations du monde céleste. La géographie sacrée n'est pas une simple géographie physique, mais constitue une liaison directe entre le ciel et la terre. Ces conjonctions du ciel et de la terre étaient célébrées en des lieux géographiques précis dont l'ensemble constituait un véritable espace sacré.
 Ce que l'on appelle communément "espace sacré" n'est donc pas seulement une surface, mais c'est l'espace constitué des points de con­vergence où se rejoignent et se marient les puissances d'en haut et celles d'en bas. Cet espace peut être comparé à un immense filet dont les nœuds sont les ligatures, les points d'union ou de "hiérogamie" (ma­riage sacré) entre ciel et terre. Ainsi, chaque Cité traditionnelle était un de ces nœuds magiques, une de ces ligatures et constituait un élément structurant de la géographie sacrée.

 

Résidence artistique en Pays Foyen (24)

La Maison d’Enfants à caractère social a souhait, en 2016 et 2017 introduire une dimension culturelle au sein de l’établissement. Les notions d’habitat et de parcours ont été ainsi appréhendées par l’intervention d’une médiation artistique relationnelle – menée par Valérie Champigny, plasticienne, tant auprès des enfants et des adultes. L’art et la culture sont une manière d’être au monde, penser une représentation de la réalité qui déborde les représentations habituelles pour ouvrir sur les qualités et les compétences inventives et créatives des jeunes en leur offrant une possibilité d’expression autre et différente. Cette intervention autorise une dynamique novatrice et révèle les sujets à partir d’un imaginaire qui se déploie en pleine intersection/interaction avec le réel qu’ils vivent. Au terme des quatre premiers mois de la résidence artistique, la Maison d’Enfants prend des attitudes et des formes qui ouvrent des possibles et transforme progressivement les représentations et l’habitat qui est proposé. L’Agence culturelle du Département de la Dordogne est associé à cette intervention.
Philippe Lesenne, directeur Maison d’enfants à caractère social – Port Sainte Foy et Ponchapt.

Réalisations mission de développement artistique relationnel :

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La proposition de créer un projet dans cette maison d’enfants m’a orienté à développer une pensée plutôt globale pour l’espace du lieu, c’est-à-dire de réfléchir simultanément à la question d’un signe fort tel que le phylactère qui devient tout à la fois signe et oeuvre.

L’intervention a consisté à faire un « nettoyage visuel » dans l’espace, la cour, c’est-à-dire faire de la place, modifier le contexte tout en construisant avec l’existant de manière simple et cohérente en optimisant les espaces.

La phase d’immersion avec les éducateurs m’a permis de prendre en compte, les contraintes, les circulations et ses rites liés aux différents usages des professionnels de la Maison d’enfants. Le fait de reconsidérer globalement le projet en intervenant sur plusieurs lieux a permis de travailler sur une meilleure lisibilité et une identité évidente de ce lieu. La maison d’enfants comprend plusieurs espace dont certains sont éloignés de 4 km. Pour chacun des espaces, j’ai réalisé des propositions avec en parallèle une médiation auprès des jeunes de chaque tranche d’âges, afin d’intégrer les œuvres avec une dynamique participative.
Valérie Champigny

Parcours professionnel & démarche artistique

cropped-valerie_champigny1Valérie Champigny is a visual artist, who graduated from the Bordeaux School of Fine Arts (DNSEP 1996). She works on the road and in her studio in the South Gironde. She develops, through a photographic practice, a way of « documenting » her geographical and human environment on a daily basis, while inserting a fictional form in it, since the representation of the real through the captured space is already, in essence, scripted. Valérie Champigny approaches the territories she crosses in a sensitive way to the meeting of « presences ».

Démarche artistique

Valérie Champigny développe une pratique protéïforme où elle crée une grammaire au quotidien qui mêle photographie, dessin d’observation, peinture, écriture, installations plastique et sonore, performance. Elle aborde les territoires qu’elle traverse de manière sensible dans une réflexion sur l’habitat et à la rencontre de “présences“.

Elle crée des œuvres participatives pour « ré-enchanter » les structures de vie collective dans une réflexion sur la façon dont on habite un espace (ex : la Spoon, 12m x 9 m – Dordogne). La présence de ses œuvres ou dispositifs participe a transformer un espace en un lieu.

Parcours

Valérie Champigny est titulaire du DNSEP (1996) de l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux. Elle a travaillé sur le sujet des formes fractales et exponentielles en relation avec l’observation de l’environnement proche.

En parallèle de sa pratique personnelle, elle a fondé l’artothèque Mutuum et diffuse depuis 2012 un fonds d’œuvres à travers des actions de médiation notamment auprès de publics empêchés. Elle enseigne les arts-plastiques et l’histoire de l’art en collège, lycée, Instituts, Université du Temps-libre et anime des workshops. Elle a obtenu, en 2009, le Prix de la Fondation de France dans le cadre du Programme « Habitat ».

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Shop / achat d’œuvres / particuliers, entreprises

Collection  de dessins, tirages photographiques et peintures 
Certificat d’authenticité, date de prise de vue, date de tirage, signature
Règlements possibles plusieurs fois pour les particuliers (possible en 12 mois).
Acquisition d’œuvre par une entreprise : déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition.

Site photographie : http://valeriechampigny.tumblr.com
Site plasticienne : http://valeriechampigny.com

Études de commandes pour particuliers
(photographies ou interventions plastiques dans l’habitat)
information: valeriechampigny.pecdc (@) gmail.com

Résidence d’artiste – Cité des chênes – Pays Morcenais(40)

L’artothèque Mutuum a initié plusieurs projets artistiques en lien avec la mémoire des quartiers en Aquitaine. C’est dans le cadre
d’une réflexion sur les droits culturels qu’un partenariat s’est prolongé entre la médiathèque du Pays Morcenais, la mairie de
Morcenx (40) et Mutuum. Une résidence de recherche a ainsi été imaginée de septembre à décembre 2015 pour travailler avec Valérie Champigny sur la mémoire du quartier des employés de la centrale avant la déconstruction prochaine des maisons rondes de la Cité des chênes.
Cette cité a la particularité de regrouper un ensemble de maisons rondes conçues pour des ouvriers qui travaillaient depuis 1960 à la centrale d’Arjuzanx alimentée par une mine de lignite .
Depuis l’arrêt de l’activité de la centrale en 1992, diverses collectes de témoignages ont déjà permis d’amorcer un travail de mémoire avec les habitants. Peu de démarches ont valorisé cette architecture locale symbolisant une utopie moderniste qui peut rappeller les architectes Messidor (Boullée, Lequeux ou Ledoux) ou encore dans les années 50 les « bubbles houses » d’Eliot Noyes. Il s’agit dans cette phase de requalification de la cité de conserver une mémoire visuelle de cette esthétique de l’habitat à travers un point de vue singulier mais aussi d’apporter un regard plus large, voire didactique sur ces curiosités urbanistiques.
Une production à la fois artistique et documentaire intégrera les ruches d’exposition Mutuum, itinérantes dans les médiathèques et les établissements scolaires en Aquitaine. Ce travail sera présenté à la médiathèque en 2016 et un catalogue d’artiste numérique sera publié aux éditions Mutuum et accessible sur les pages « éditions » du site de l’artothèque.

Résidence de recherche 2016-17 et  restitution à la médiathèque avec publication d’un catalogue  » Archipel ».