Article Sud Ouest / L’émer-veilleur ordinaire / résidence Hôpital de Bazas

Résidence de développement artistique relationnel

Une production artistique
autour de la parole,
l’écrit et de l’image
impliquant les patients et
les professionnels
soignants des services de
médecine et de Soins de
Suite et de Réadaptation
(SSR).
>>>LIEN PADLET L’EMER-VEILLEUR ORDINAIRE

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

article_sudouest_emerveilleur_ordinaire_champigny

Résidence d’artiste – Cité des chênes – Pays Morcenais (40)

L’artothèque Mutuum a initié plusieurs projets artistiques en lien avec la mémoire des quartiers en Nouvelle-Aquitaine. C’est dans le cadre d’une réflexion sur les droits culturels qu’un partenariat s’est prolongé entre la médiathèque du Pays Morcenais, la mairie de Morcenx (40) et Mutuum. Des temps de résidence ont ainsi été imaginé pour travailler avec Valérie Champigny, plasticienne documentaire, avec la participation du CFABTP de Morcenx, sur la mémoire du quartier des employés de la centrale pendant la déconstruction de la Cité des chênes. 

Cette cité a la particularité de regrouper un ensemble de maisons rondes conçues pour les employés qui travaillaient depuis 1960 à la centrale d’Arjuzanx alimentée par une mine de lignite. Depuis l’arrêt de l’activité de la centrale en 1992, diverses collectes de témoignages ont déjà permis d’amorcer un travail de mémoire avec les habitants.
Peu de démarches ont valorisé cette architecture locale symbolisant une utopie moderniste qui peut rappeler les architectes Messidor (Boullée, Lequeux ou Ledoux) ou encore dans les années 50 les « bubbles houses » d’Eliot Noyes. La répartition des dix-neuf maisons rondes en ilot et l’histoire de la mine donne l’illusion qu’une vie souterraine est directement reliée à ce territoire, donnant ainsi libre cours à un imaginaire.
Il s’agit dans cette phase de requalification de la cité de conserver une mémoire visuelle de cette esthétique de l’habitat à travers un point de vue singulier mais aussi d’apporter un regard plus large, voire didactique sur ces curiosités urbanistiques. Une production à la fois artistique et documentaire intégrera les ruches d’exposition Mutuum, itinérantes dans les médiathèques et les établissements scolaires en Nouvelle-Aquitaine. Ce travail est présenté à la médiathèque François Mitterrand du 1er février au 1er mars 2019 et un catalogue d’artiste numérique sera publié aux éditions Mutuum et accessible sur les pages « éditions » du site de l’artothèque. 

Résidence de recherche 2016-17 et  restitution à la médiathèque en février 2019 avec publication d’un catalogue en préparation.

 

« En 2007, j’ai découvert ce quartier en venant travailler dans les Landes. C’était pour moi une image marquante au cours de mes pérégrinations photographiques. Lorsque j’ai appris en 2014, la possible déconstruction du quartier, j’ai eu envie de valoriser leur aspect architectural avant qu’il ne soit trop tard. Depuis 2015, j’ai eu l’occasion en plus des photographies de rencontrer les derniers habitants avant la déconstruction. Les enfants ont pu me raconter comment leurs camarades de classes restent toujours stupéfaits lorsqu’ils font le dessin de leur maison ronde. J’ai aussi pu rencontrer et échanger téléphoniquement avec des personnes qui avaient travaillées à la mine de lignite lesquelles sont aujourd’hui décédées. J’ai aussi eu l’occasion d’échanger avec la fille du concepteur des maisons rondes. Ce temps de résidence de création à Morcenx depuis 2015, fait d’allers et retours, d’échanges téléphoniques ou par mail, a été très riche de partage. »
Vendredi 1er février à 18H00, Valérie CHAMPIGNY sera présente pour un temps d’échange à la fois par rapport aux photographies mais aussi pour les personnes qui veulent témoigner, transmettre des des récits autour de ce quartier aujourd’hui disparu.
Un catalogue sera publié et rassemblera le travail photographique et les recherches.

Article Résidence de création Valérie Champigny à Sortie 13 / Pessac (33)

Article Sud Ouest du 19 novembre 2018

Article_SO_Sortie13_Valérie_Champigny_2018

 

Article L’émer-veilleur ordinaire / résidence de création Valérie Champigny / Centre Hospitalier de Bazas

 

« L’émer-veilleur ordinaire », un projet retenu dans le cadre de l’appel à projet Culture & Santé Nouvelle-Aquitaine. Une résidence au Centre Hospitalier de Bazas dans les Services de médecine et de Soins de Suite de Réadaptation (SSR). Au plaisir de rencontrer prochainement les professionnels soignants pour les premiers temps de rencontre prévus les 1 et 3 Août.

article_sudouest_emerveilleur_ordinaire_champigny

Vendredi 24 août : Fin d’une première étape de la résidence de création dans trois services en gériatrie. À travers des lumières, des voix, des détails, Il y a une sorte d’innocence à la fois paradoxalement puissance de vérité face à l’échéance inéluctable rapprochée de la mort mais exprimée toujours dans une grande douceur pourtant mêlée à une colère sourde contre cette injuste et si humiliante perte d’autonomie. Nous nous sommes rencontrés en petits groupes mais le plus souvent individuellement dans les chambres ou en marchant dans le couloir jusqu’à le fenêtre. Nous avons « déambulé » avec René, Jean, Yvette, Pierre, Lucette, Patrick, Bernadette, Michel, Marie-Thérèse, Ginette, Christiane, Édouard, Nicole, Rosa, Lilianne ou Pierette et bien d’autres… Nicole nomme son déambulateur sa coccinelle… L’échange demande du courage et du temps. Lorsque tout nous échappe, la mémoire et le corps, il est difficile de donner encore… Souvent les plus résistants à l’échange au début sont ceux qui deviennent les plus loquaces pour retarder le moment mon départ. Nous avons parfois joué avec mes boîtes à mots, trouvé le goût de rire ou même de chanter comme si l’échange, dans un oubli fécond du présent pour quelques instants seulement, serait une permission, une brèche, une lucarne vers cette métamorphose fugace. Pour le moment, leurs mots informent le bois (pour de vrai) et dans l’espace sur le site de l’hôpital. Une dizaine de récits sont en construction pour décembre, comme celui de La robe de mariée ou celui du Chien Pif, des pigeons d’hiver ou encore de l’ancien chauffeur de bus « Serge le chanteur »…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Zone Ausone / résidence / collège Bazas

La résidence de création s’organise autour de la production photographique pendant plusieurs semaines sur l’année scolaire année scolaire 2017-2018. Elle concerne la rénovation du collège Ausone de Bazas (33). Dans sa dimension éducative et pédagogique, elle permet la rencontre entre une artiste plasticienne pluridisciplinaire et une classe dans la construction d’un jugement esthétique.

flyer_V_CHAMPIGNY_COLLEGE_AUSONE_Bazas_15_11_17.png

 

ARTICLE SUD OUEST

Archipels féériques / installation textile / Valérie Champigny

Une installation textile où l’ombre participe au travail de l’oeuvre.
Une pièce réalisée par Valérie Champigny associée dans le temps de résidence à des temps de médiation participatifs avec les jeunes sur d’autres réalisations dans l’espace de la Maison d’enfants. (restitution avec le corpus d’œuvres le 9 juin 2018 dans le cadre de l’évènement « Débordement(s) »

« Archipels féériques » / une production personnelle
« Archipels féériques » est une installation textile de 32km de cordes  (9m x 6m) suspendue à 5 et 7 mètres du sol dans la cour d’une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) à Port Sainte Foy et Ponchapt. Un vide central invite à contempler le ciel et relie avec le phylactère, pièce réalisée quelque mois plus tôt.

Lien vidéo « Archipels féériques »
Cette pièce s’intègre dans le corpus d’œuvres réalisées dans le temps de résidence 2016-2017 (Phylactère, Chaises peintes, cheminement des cailloux, message en braille sur le mur du hall d’entrée, composition géométrique au sol du hall d’entrée, anamorphose mezzanine, galerie des enfants).
Il s’agit ici d’un tissage, d’un assemblage complexe fait de territoires colorés qui prend l’aspect d’un habit attenant à l’habitat réalisé dans le cadre d’une résidence artistique. Le tissage est marqué par un vide central qui invite à porter le regard vers le ciel. Ce projet s’inscrit dans la parfaite continuité de la recherche sur les formes fractales de la plasticienne (recherche entreprise dès 1994 et poursuivie en 1996 avec le mémoire du DNSEP « Rhizomes »), et depuis au quotidien au travers des ombres des arbres par le dessin et la photographie.
LIEN : ARTICLE SUD OUEST

Tisser l’espace en commun / des créations collectives et participatives
En parallèle de l’œuvre textile réalisée par Valérie Champigny, la plasticienne a, dans le cadre de sa mission de développement artistique relationnel « Œil de lynx » sensibilisé à cette pratique sur des actions collectives. Pratique textile et textuelle, les temps de rencontre ne sont pas uniquement orientés sur le tissage mais bien au contraire le tissage est prétexte à l’échange. Ils ont souvent été reliés à des ateliers d’écriture et la création d’onomatopées.

https://www.dailymotion.com/video/x4vme8e

Vidéo ateliers médiation en parallèle de l’œuvre
La géographie sacrée, lien dynamique entre ciel et terre
 par Fernand SCHWARZ
 Dans la vision traditionnelle, l'homme vit l'expérience du sacré et se relie à l'univers à travers une géographie sacrée, intégrant l'espace et le temps, et dont le but est de reproduire sur terre les configurations du monde céleste. La géographie sacrée n'est pas une simple géographie physique, mais constitue une liaison directe entre le ciel et la terre. Ces conjonctions du ciel et de la terre étaient célébrées en des lieux géographiques précis dont l'ensemble constituait un véritable espace sacré.
 Ce que l'on appelle communément "espace sacré" n'est donc pas seulement une surface, mais c'est l'espace constitué des points de con­vergence où se rejoignent et se marient les puissances d'en haut et celles d'en bas. Cet espace peut être comparé à un immense filet dont les nœuds sont les ligatures, les points d'union ou de "hiérogamie" (ma­riage sacré) entre ciel et terre. Ainsi, chaque Cité traditionnelle était un de ces nœuds magiques, une de ces ligatures et constituait un élément structurant de la géographie sacrée.