La Spoon / œuvre pérenne sur une colline artificielle / Valérie Champigny

 

La Spoon 12mX9m , réalisation finale de la résidence artistique à la Maison d’enfants à Caractère social de Port Sainte Foy et Ponchapt (24).

Ce diaporama nécessite JavaScript.


L’inauguration du corpus de créations commencées en 2016 dans la maison d’enfants aura lieu le 9 juin 2018… pour l’instant, j’y travaille progressivement, étape par étape.

La Spoon. On me demande souvent :  » C’est quoi ? » – Une oeuvre n’ayant pas de fonction définie, c’est bien difficile de répondre à cette question. Comme en musique, à part classer dans d’hypothétiques familles des sons et bruits, il est sincèrement difficile de dire ce que c’est. On pourrait peut-être répondre à cette question comme en cuisine par les ingrédients qui la compose : nombre de sacs de ciments, de pelletées de grave… Je peux simplement confirmer qu’il s’agit d’un espace d’expressions multiples en haut d’une colline artificielle, un espace mixte qui rassemble. Une sorte de cratère-refuge en référence au Roden Crater de James Turrell . C’est toujours une fugue joyeuse de grimper sur cette colline après la classe, après les devoirs… Cet espace en création devient un lieu de rassemblement, une cabane en creux où l’on pourrait à la fois écrire à la craie, prendre son goûter, s’allonger et crier pour entendre une réverbération, un écho, glisser, grimper, roller éventuellement, marcher le long comme sur une poutre, courir à l’intérieur et se laisser emporter par la vague de la descente… Peut-être retrouver le délice de l’enfance, une certaine ivresse que certains enfants pour de tristes raisons ont parfois un peu oublié. Le pari d’en faire un lieu. 

FLYER_DEBORNEMENT(S)_V_CHAMPIGNY_MEDIATHEQUE_MECS

Carex / projet en continu

Depuis 2001, Valérie Champigny est en résidence permanente au Réseau A&a, l’occasion d’arpenter régulièrement les Landes Girondines, d’observer la transformation que les cycles de saisons opère le long du Ciron, de la Hure ou de la Garonne à travers un foisonnement de détails. Le carrex est devenu un sujet emblématique pour la plasticienne.
 » À l’École des Beaux-arts de Bordeaux, je travaillais sur la forme du chou, le chou romanesco notamment, en raison de mon intérêt pour les formes fractales. Selon le contexte géographique des résidences d’artistes, diverses formes végétales ont attiré mon attention pour leur aspect graphique. Le Carex est un genre de plantes de la famille des Cyperaceae  qui se développe dans les zones humides (landes, mares forestières…). Il est souvent question de promenades, d’errances et d’observations pour aboutir à des prises de notes, des croquis, des prises de vues et des sculptures qui peuvent être au final réintégrés sur un terrain vague, une forêt, sur un sentier pour une mise en scène d’un dispositif ponctuel ou comme offert à la nature si la biodégradation le permet… Il ne s’agit pas véritablement de Land-art. J’utilise des matériaux très divers. L’installation peut donner lieu à une lecture de texte dans la forêt du Sud Gironde. Chaque restitution est un nouveau récit. » Valérie Champigny

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’ensemble des créations autour du projet « Carex » sont des pièces destinées à l’emprunt pour des expositions ou pour des collectionneurs.