Impasses fleuries / Flowery dead ends / 25 janvier à Montreuil (93)

Contribution photographique et sonore à Impasses fleuries ( espace coordonné et pensé par Guillaume Loizillon) en perspective du concert lors de la soirée « Trace » aux Instants Chavirés le 25 Janvier 2018 à Montreuil.

Impasses fleuries.

Voix Yuko Hatori et Valérie Champigny / Images Guillaume Loizillon, Roland Kuit / Texte Anne Cauquelin, George Lewis


Impasses fleuries est un projet de création sonore  interdisciplinaire incluant des contributions en images fixes ou animées. Il est conçu pour prendre différentes formes de représentations : installation, pièce live, création radiophonique, web audio etc.

Jeudi 25 janvier 2018
Instants chavirés ( Montreuil )
Soirée Trace Label
A.c. Hello performance
Thierry Müller guitare
Patrick Müller électronique
Guillaume Loizillon électronique
Laurent Saïet basse, guitare
Jean-Noël Cognard batterie

http://www.loizillon.paris/Impasses-fleuries.html
http://www.instantschavires.com

Démarche artistique / Autres activités professionnelles

– Plasticienne, activité de recherche, projets,
– Résidences, expositions et publications
,
– Autres activités, engagements.

(N° MDA : C810480 / N°SIREN : 492763743)



Valérie Champigny is a visual artist, who graduated from the Bordeaux School of Fine Arts (DNSEP 1996). She works on the road and in her studio in the South Gironde. She develops, through a photographic practice, a way of « documenting » her geographical and human environment on a daily basis, while inserting a fictional form in it, since the representation of the real through the captured space is already, in essence, scripted. Valérie Champigny approaches the territories she crosses in a sensitive way to the meeting of « presences ».

Valérie Champigny
Née le 28/03/1972
Vit et travaille en Sud-Gironde (33)
plasticienne et enseignante,
direction de l’artothèque Mutuum en Aquitaine.

Artiste visuelle
Valérie Champigny est titulaire du DNSEP (1996) de l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux et prépare actuellement un Master 2 pro en Ingénierie projets culturels et interculturels. Elle a suivi plusieurs programmes de résidence en France et en Europe dont celui de Arteleku  à San Sébastian en Espagne (Programme international organisé par Dario Urzay).

Activité de recherche, œuvres pérennes et éphémères :
Depuis l’obtention de son diplôme (Mémoire « Rhizome », recherche sur les formes fractales et exponentielles) de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux, elle poursuit en résidence permanente au Réseau A&a, une démarche artistique protéiforme en réaction aux lieux qu’elle explore avec une attention spécifique portée aux espaces et au relationnel comme matière de création.

Démarche artistique

Valérie Champigny développe une pratique protéïforme où elle crée une grammaire de l’ordinaire qui mêle photographie, dessin d’observation, peinture, écriture, installations plastique et sonore, performance. Elle aborde les territoires qu’elle traverse de manière sensible dans une réflexion sur l’habitat et à la rencontre de “présences“. Elle crée des œuvres participatives pour « ré-enchanter » les structures de vie collective dans une réflexion sur la façon dont on habite un espace (ex : la Spoon, un cratère de 12m x 9 m sur une colline artificielle – Dordogne). La présence de ses œuvres ou dispositifs participe a transformer un espace en un lieu.

« J’associe différents modes d’expression pour faire sens et restituer mon rapport sensoriel aux environnements que je traverse. Ainsi, je travaille avec des matériaux tels que le zinc, le béton, la cendre, le goudron, la rouille… Je crée des connexions entre mes pièces et l’univers de mes photographies prises au quotidien, ou avec des phrases qui intègrent mes installations presque comme une grammaire organique. Les formes deviennent des signes et le langage une matière. « 

Bio

Valérie Champigny est artiste visuelle. Elle vit et travaille dans son atelier en Sud Gironde et en itinérance au fil des résidences de créations. Diplômée de l’École d’Enseignement Supérieur des Beaux-Arts de Bordeaux, elle enchaine diverses résidences de création dont la résidence internationale au Centre d’art Arteleku. Elle obtient le prix de la Fondation de France en octobre 2009 dans le cadre du Programme « Habitat » pour la mise en place de la résidence de création Mutations d’Office et l’exposition « Les murs blancs cassées ».

Expositions et résidences récentes :

  • Avril 2019 – « Mish-mash project – Galerie Laboratoire Bx – Bordeaux.
  • Janvier à septembre 2019 – Résidence « Disculpée Lieu/Non-lieu pour accompagner la réhabilitation du Palais de Justice de Bazas en Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique.
  • Août 2018 à juillet 2019 –  « L’émer-veilleur ordinaire » Résidence Pôle Culture et Santé à l’Hôpital de Bazas dans 3 services de gériatrie.
  • Juin 2018 – Restitution « DéborNement(s) » d’une résidence de 2 ans en Maison d’Enfants à Caractère Social en Dordogne.

Plasticienne / démarche

L’atelier est dans la rencontre

Valérie Champigny est engagée dans un langage associant à l’espace, la photographie, la peinture, la prise de notes ou capture sonore…pour construire des séries analogiques à long terme tout à la fois documentaires et subjectives.
Plusieurs séries s’élaborent au fil des années telles que les dessins et photographies des ombres des arbres, sur l’habitat, questionnant la notion de paysage par la prise de vue ou par l’enfouissement.
Ses images visent à partager l’émotion de temps fugitifs, suspendus, de présences.
Elle crée également de courtes d’instants fugitifs, des installations pour repenser les déplacements, pour détourner les habitudes ancrées dans les lieux institutionnels.
Elle collabore avec les professionnels des Maisons d’enfants, Établissements scolaires, Médiathèques, Ehpad, hôpitaux, entreprises pour co-construire la mise en marche de ses projets de « développement artistique relationnel ».

Activité de recherche, projets

Depuis l’obtention de son diplôme, mémoire « Rhizome » (recherche sur les formes fractales et exponentielles) de l’école Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux en 1996, elle développe une démarche artistique protéïforme à la fois sur des projets participatifs de développement artistiques relationnels auprès de différents publics et poursuit une recherche picturale et graphique personnelle en résidence permanente au Réseau A&a.
Valérie Champigny a construit sa pratique plastique à partir de supports travaillés par le climat dans ses ruches à rouilles, et notamment de papier végétal réalisé à partir des végétaux des territoires qu’elle explore dans le Sud-Gironde notamment. S’en suivent des continuités graphiques au fusain, au crayon, picturales ou photographiques, gravure ou gaufrage du papier avec les jeux d’ombres des feuillages dans les forêts et autres chemins traversés. Un fil conducteur sans recherche de cohérence formelle : être surprise par des découvertes dans l’environnement quotidien ou imaginer des dispositifs « Les ruches à rouille » stimulant l’aléatoire sur des supports papier.
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Autres :
Publication de Portraits d’artistes dans Marge de manœuvre sur Rue89 Bordeaux ou destinés à des revues d’art.
On peut aussi trouver les expériences de lectures orales et lectures orales partagées sur le blog : Zone de lectures

En parallèle de sa pratique artistique Valérie Champigny est en charge de l’artothèque itinérante Mutuum en Aquitaine.

Temps de médiation / Collection Mutuum
Médiation collection Mutuum

En charge de l‘artothèque Mutuum, elle transmet les arts-plastiques et l’histoire de l’art en collège, lycée et à l’Université du Temps-libre. Valérie Champigny a obtenu le Prix de la Fondation de France en 2009 pour la création de la Résidence Mutations d’Office dans une Fédération d’éducation populaire. Elle a développé la résidence Mutations d’Office et l’artothèque Mutuum, différents projets artistiques en Aquitaine et sur des quartiers en requalification (Le Peyrouat à Mont de Marsan, Le Grand-Parc à Bordeaux, le quartier des Maisons rondes à Morcenx). Elle a créé dans ce cadre les éditions Mutuum (BNF) avec deux collections : les catalogues d’artistes et les cahiers de résidences. L’artothèque Mutuum regroupe aujourd’hui une vingtaine d’expositions destinées à l’emprunt (mutuum.fr).

Mutuum artothèque :
Fondée en 2012 dans les Landes par Valérie Champigny, l’artothèque collabore avec des artistes architectes, anthropologues, designers, ethnologues pour instruire et accompagner des projets d’art contemporain depuis leur définition jusqu’à leur réalisation et leur transmission en partenariat notamment avec les établissements scolaires, les médiathèques, les maisons d’enfants à caractère social.
Mutuum invente des modalités nouvelles dans la production et la diffusion d’œuvres d’art contemporain. Avec l’ambition d’offrir au plus grand nombre la possibilité de découvrir les multiples formes de la création artistique d’aujourd’hui, Mutuum artothèque explore l’espace du réel dans ses différents aspects – l’environnement urbain, les établissements publics, les monuments historiques, le milieu rural.
L’artothèque active ainsi la création artistique au cœur de problématiques actuelles telles que le développement urbain, les innovations économiques et écologiques, la transmission et l’apprentissage des savoirs, l’appréhension d’une mémoire et par extension d’une identité.
Mutuum est soutenue par les départements et la Région Nouvelle-Aquitaine.

La Spoon / œuvre pérenne sur une colline artificielle / Valérie Champigny

 

La Spoon 12mX9m , réalisation finale de la résidence artistique à la Maison d’enfants à Caractère social de Port Sainte Foy et Ponchapt (24).


L’inauguration du corpus de créations commencées en 2016 dans la maison d’enfants aura lieu le 9 juin 2018… pour l’instant, j’y travaille progressivement, étape par étape.

La Spoon. On me demande souvent :  » C’est quoi ? » – Une oeuvre n’ayant pas de fonction définie, c’est bien difficile de répondre à cette question. Comme en musique, à part classer dans d’hypothétiques familles des sons et bruits, il est sincèrement difficile de dire ce que c’est. On pourrait peut-être répondre à cette question comme en cuisine par les ingrédients qui la compose : nombre de sacs de ciments, de pelletées de grave… Je peux simplement confirmer qu’il s’agit d’un espace d’expressions multiples en haut d’une colline artificielle, un espace mixte qui rassemble. Une sorte de cratère-refuge en référence au Roden Crater de James Turrell . C’est toujours une fugue joyeuse de grimper sur cette colline après la classe, après les devoirs… Cet espace en création devient un lieu de rassemblement, une cabane en creux où l’on pourrait à la fois écrire à la craie, prendre son goûter, s’allonger et crier pour entendre une réverbération, un écho, glisser, grimper, roller éventuellement, marcher le long comme sur une poutre, courir à l’intérieur et se laisser emporter par la vague de la descente… Peut-être retrouver le délice de l’enfance, une certaine ivresse que certains enfants pour de tristes raisons ont parfois un peu oublié. Le pari d’en faire un lieu. 

Article Courrier de Gironde

FLYER_DEBORNEMENT(S)_V_CHAMPIGNY_MEDIATHEQUE_MECS

Zone Ausone / résidence / collège Bazas

La résidence de création s’organise autour de la production photographique pendant plusieurs semaines sur l’année scolaire année scolaire 2017-2018. Elle concerne la rénovation du collège Ausone de Bazas (33). Dans sa dimension éducative et pédagogique, elle permet la rencontre entre une artiste plasticienne pluridisciplinaire et une classe dans la construction d’un jugement esthétique.

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ARTICLE SUD OUEST

Jouer dans le dispositif interactif de Dora Garcia

Lien vidéo : Jouer dans le dispositif interactif de Dora Garcia

Dispositif interactif de Dora Garcia invitant à la participation du regardeur.
CIAP- Île de Vassivière – Beaumont du Lac
Jeux corporels, déambulation, sifflements / V.Champigny

« La danse permet ce face-à-face, cette co-présence de l’artiste et du public, la réalisation d’une démocratie dé-hiérarchisée dans laquelle le spectateur a un pouvoir participatif. Il s’agirait ainsi de défaire l’illusion du spectacle en soulignant le caractère construit de la réalité représentée, une distanciation entre acteur et spectateur telle que formulée par Bertolt Brecht. » Dorian Spiteri (De la permanence dans l’inachevé, Musée de la danse, Rennes)

 » Vous dites : le réel, le monde tel qu’il est. Mais il n’est pas, il devient ! Il bouge, il change !… L’on est plus près de cette réalité en disant…il ‘’se présente’’ : ce qui signifie qu’il n’est pas là, existant en tant qu’objet. Le monde, le réel, n’est pas un objet. C’est un processus.  » John Cage

 

Archipels féériques / installation textile / Valérie Champigny

Une installation textile où l’ombre participe au travail de l’oeuvre.
Une pièce réalisée par Valérie Champigny associée dans le temps de résidence à des temps de médiation participatifs avec les jeunes sur d’autres réalisations dans l’espace de la Maison d’enfants. (restitution avec le corpus d’œuvres le 9 juin 2018 dans le cadre de l’évènement « Débordement(s) »

« Archipels féériques » / une production personnelle
« Archipels féériques » est une installation textile de 32km de cordes  (9m x 6m) suspendue à 5 et 7 mètres du sol dans la cour d’une Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) à Port Sainte Foy et Ponchapt. Un vide central invite à contempler le ciel et relie avec le phylactère, pièce réalisée quelque mois plus tôt.

Lien vidéo « Archipels féériques »
Cette pièce s’intègre dans le corpus d’œuvres réalisées dans le temps de résidence 2016-2017 (Phylactère, Chaises peintes, cheminement des cailloux, message en braille sur le mur du hall d’entrée, composition géométrique au sol du hall d’entrée, anamorphose mezzanine, galerie des enfants).
Il s’agit ici d’un tissage, d’un assemblage complexe fait de territoires colorés qui prend l’aspect d’un habit attenant à l’habitat réalisé dans le cadre d’une résidence artistique. Le tissage est marqué par un vide central qui invite à porter le regard vers le ciel. Ce projet s’inscrit dans la parfaite continuité de la recherche sur les formes fractales de la plasticienne (recherche entreprise dès 1994 et poursuivie en 1996 avec le mémoire du DNSEP « Rhizomes »), et depuis au quotidien au travers des ombres des arbres par le dessin et la photographie.
LIEN : ARTICLE SUD OUEST

Tisser l’espace en commun / des créations collectives et participatives
En parallèle de l’œuvre textile réalisée par Valérie Champigny, la plasticienne a, dans le cadre de sa mission de développement artistique relationnel « Œil de lynx » sensibilisé à cette pratique sur des actions collectives. Pratique textile et textuelle, les temps de rencontre ne sont pas uniquement orientés sur le tissage mais bien au contraire le tissage est prétexte à l’échange. Ils ont souvent été reliés à des ateliers d’écriture et la création d’onomatopées.

https://www.dailymotion.com/video/x4vme8e

Vidéo ateliers médiation en parallèle de l’œuvre
La géographie sacrée, lien dynamique entre ciel et terre
 par Fernand SCHWARZ
 Dans la vision traditionnelle, l'homme vit l'expérience du sacré et se relie à l'univers à travers une géographie sacrée, intégrant l'espace et le temps, et dont le but est de reproduire sur terre les configurations du monde céleste. La géographie sacrée n'est pas une simple géographie physique, mais constitue une liaison directe entre le ciel et la terre. Ces conjonctions du ciel et de la terre étaient célébrées en des lieux géographiques précis dont l'ensemble constituait un véritable espace sacré.
 Ce que l'on appelle communément "espace sacré" n'est donc pas seulement une surface, mais c'est l'espace constitué des points de con­vergence où se rejoignent et se marient les puissances d'en haut et celles d'en bas. Cet espace peut être comparé à un immense filet dont les nœuds sont les ligatures, les points d'union ou de "hiérogamie" (ma­riage sacré) entre ciel et terre. Ainsi, chaque Cité traditionnelle était un de ces nœuds magiques, une de ces ligatures et constituait un élément structurant de la géographie sacrée.

 

Trajectoire à l’air libre / expo 6à9 ZAAD / 31.08.17

ZAAD est heureuse d’annoncer
6à9 ZAAD : Valérie Champigny
Trajectoire à l’air libre
Une exposition de Valérie Champigny
Le 31 juillet de 18h00 à 21h00
16 rue Beyssac, Bordeaux

Ouverture 1, 2, 3 septembre de 15 à 20h
Visite de l’exposition avec l’artiste

Valérie Champigny est plasticienne, diplômée de l’École des Beaux arts de Bordeaux (DNSEP 1996). Elle travaille sur les routes et dans son atelier du Sud-Gironde.
Elle développe, par une pratique photographique documentaire, une manière de «documenter» son environnement géographique et humain au quotidien tout en y insérant une forme fictionnée puisque la représentation du réel à travers l’espace capturé est déjà, par essence, scénarisée. Valérie Champigny aborde les territoires qu’elle traverse de manière sensible à la rencontre de « présences ».

ZAAD Com Valérie_Champigny

Diaporama

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 » Savons-nous voir ? Les photographies de Valérie Champigny contiennent cette question en filigrane. Elles nous interrogent sur une acuité qui nous fait défaut – reconnaissons-le – en nous révélant ce à côté de quoi nous passons avec indifférence, persuadés que rien de tout cela ne mérite un regard. Elles donnent à reconsidérer le paysage familier d’un quotidien ordinaire dont on ne soupçonne pas l’aptitude à nous toucher. Les tableaux photographiques de Valérie Champigny ont ce curieux pouvoir de révéler la beauté de l’insignifiance, de donner du charme au dérisoire, d’extraire d’une monotonie apparente une lecture inédite et sensible. À une époque où l’image doit fasciner, se faire saisissante par une surenchère d’effets ostentatoires, on se surprend à rêver devant le degré zéro du spectaculaire, l’absence totale d’artifice, devant une photogénie des lieux communs où affleure une poésie de la modestie. Valérie Champigny arrête le temps et son objectif sur des bouts de rien, des espaces sommaires, des non-événements, de vagues terrains où l’humain est souvent absent ou en retrait, où la vie semble assoupie, flottante et silencieuse, loin du tumulte et de la frénésie urbaine. On pense à certains paysages d’Edward Hopper ou encore chez Jeff Wall, pris dans une torpeur similaire ; mais ici la photographie restitue un monde en l’état, tel quel, sans la distance que crée la peinture. À ses images, la plasticienne ajoute des légendes descriptives ou encore en clins d’œil, des commentaires amusés où pointe une ironie en douce, une fausse candeur, une dérision tout en retenue qui nous dissuade de la prendre avec trop de sérieux. Valérie Champigny zoome sur ses paysages tout en prenant du recul avec ses mots. Un regard libre. »
Denis Reynes

 

Résidence Hôpital de jour / « Demi-lune / adolescents

Résidence artistique à la Demi-lune

La résidence de la plasticienne prend forme de mars à décembre 2017 dans le cadre de la déconstruction et de la prise en compte des modifications de l’accueil des jeunes à l’Hôpital de jour « La Demi-lune ».
La Demi-lune accueille une quinzaine de pré-adolescents et adolescents autistes essentiellement et assure des soins polyvalents individualisés et intensifs prodigués dans la journée, le cas échéants à temps partiel.

Si au printemps 2018, nous apprenons avec enthousiasme que la Demi-lune à Villenave d’Ornon (33) est maintenue, la résidence a quant à elle a pris forme en janvier 2017 dans le cadre d’un contexte de déconstruction du bâtiment et d’une prise en compte éventuelle des modifications de l’accueil des jeunes à « La Demi-lune de mars à décembre 2017. 

AU PIED DE LA LETTRE

Temps de médiation artistique : Au pied de la lettre

Accompagnement des jeunes sur le projet Land art : Atelier collectif avec la création d’une anamorphose en extérieur visible depuis bibliothèque située au premier étage.

PRÉSENCES ALLUSIVES

Temps de création personnelle et participative

Production photographique autour des traces d’un lieu habité et projeté en déconstruction.

Réalisation d’une série photographique sur la Demi-lune. Photographies impliquant les jeunes dans un jeu de rôle expérimental.

« Au pied de la lettre », une œuvre collective

Ce lieu d’accueil a une histoire singulière qui invite à conserver des traces photographiques avant sa destruction. Les jeunes occuperont un autre lieu en 2017- 2018, il semble important de « s’inscrire dans le lieu »  pour chacun en investissant l’espace du jardin pour les saisons du printemps et de l’été sous la forme d’un projet qui s’apparente au mouvement du Land-art.

Laisser une empreinte avant de partir :

L ’approche du Land-art ayant déjà été exploré par plusieurs des jeunes a permis d’imaginer collectivement à la suite de plusieurs rencontres un projet intitulé « Au pied de la lettre » accompagné par Valérie Champigny qui se déroulera sur une dizaine de rencontres les vendredis après-midi d’avril à juillet 2017.

« Au pied de la lettre »  se présente comme une anamorphose construite et conçue avec la participation de chacun y compris par les adultes encadrant qui souhaiteront s’associer au projet collectif. Cette anamorphose de lettres, élaborée dans le parc, sera visible depuis les fenêtres de la bibliothèque.

S’inscrire pleinement dans le lieu :

Dans un espace défini par les professionnels de la Demi-lune, une proposition de type Land-art invitera les jeunes à inscrire leur initiale en extérieur. S’inscrire comme on trace des lettres : il peut s’agir d’une des lettres de son prénom, une lettre imaginaire, un idéogramme, une initiale ou chaque jeune selon ses difficultés pourra participer tout en étant aidé par les adultes et la plasticienne accompagnant le projet. Au pied de la lettre »  est une installation en plein-air impliquant la participation physique de chacun et qui propose d’explorer les relations qu’entretient le langage, les mots, les lettres au sens propre comme au sens figuré.

 

Le cheminement du Petit Poucet

Conception et aménagement d’un cheminement tortueux dans le jardin de la Maison d’enfants à l’Escale (espace des 3-7 ans). L’objectif est de rompre la monotonie du chemin central tout en créant un parcours de motricité avec des galets « arc-en-ciel ».

Le projet a au départ été élaboré et expérimenté avec les enfants avec de petits cailloux colorés donnant lieu à des formes d’expressions corporelles.

Le projet a nécessité l’extraction d’une souche, le déplacement oblique et nettoyage de la cabane et la fixation des gros galets dans la terre. Lorsque les jouets ne sont pas sortis dans la cour, les enfants peuvent jouer à déambuler sur les pavés.

Résidence artistique en Pays Foyen (24)

La Maison d’Enfants à caractère social a souhait, en 2016 et 2017 introduire une dimension culturelle au sein de l’établissement. Les notions d’habitat et de parcours ont été ainsi appréhendées par l’intervention d’une médiation artistique relationnelle – menée par Valérie Champigny, plasticienne, tant auprès des enfants et des adultes. L’art et la culture sont une manière d’être au monde, penser une représentation de la réalité qui déborde les représentations habituelles pour ouvrir sur les qualités et les compétences inventives et créatives des jeunes en leur offrant une possibilité d’expression autre et différente. Cette intervention autorise une dynamique novatrice et révèle les sujets à partir d’un imaginaire qui se déploie en pleine intersection/interaction avec le réel qu’ils vivent. Au terme des quatre premiers mois de la résidence artistique, la Maison d’Enfants prend des attitudes et des formes qui ouvrent des possibles et transforme progressivement les représentations et l’habitat qui est proposé. L’Agence culturelle du Département de la Dordogne est associé à cette intervention.
Philippe Lesenne, directeur Maison d’enfants à caractère social – Port Sainte Foy et Ponchapt.

Réalisations mission de développement artistique relationnel :

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La proposition de créer un projet dans cette maison d’enfants m’a orienté à développer une pensée plutôt globale pour l’espace du lieu, c’est-à-dire de réfléchir simultanément à la question d’un signe fort tel que le phylactère qui devient tout à la fois signe et oeuvre.

L’intervention a consisté à faire un « nettoyage visuel » dans l’espace, la cour, c’est-à-dire faire de la place, modifier le contexte tout en construisant avec l’existant de manière simple et cohérente en optimisant les espaces.

La phase d’immersion avec les éducateurs m’a permis de prendre en compte, les contraintes, les circulations et ses rites liés aux différents usages des professionnels de la Maison d’enfants. Le fait de reconsidérer globalement le projet en intervenant sur plusieurs lieux a permis de travailler sur une meilleure lisibilité et une identité évidente de ce lieu. La maison d’enfants comprend plusieurs espace dont certains sont éloignés de 4 km. Pour chacun des espaces, j’ai réalisé des propositions avec en parallèle une médiation auprès des jeunes de chaque tranche d’âges, afin d’intégrer les œuvres avec une dynamique participative.
Valérie Champigny

Coopter, le phylactère – Maison d’enfants à Caractère social

La bulle d’expression de la cour de la Maison d’enfants

Commande 2015 réalisée en 2016 dans le cadre d’une mission de développement artistique relationnel à la Maison d’enfants à caractère social de Port Sainte Foy et Ponchapt (24).
Réalisation d’un phylactère (4m x 3,50m) en enrobé/goudron après décaissement des pavés de la cour. Peinture de la ligne blanche réfléchissante.
Le phylactère invite à l’écriture ou au dessin à la craie sur des moments informels favorisant l’expression et l’apaisement.
Un léger volume invite aussi les enfants à explorer l’expression corporelle, à habiter cette zone physiquement ou encore à rollers…

Vidéo phylactère

Coopter, le phylactère à été présenté dans le cadre de la restitution globale de la résidence dans le cadre de l’évènement « DéborNement(s) »

Les chaises – Peinture murale et installation participative – Valérie Champigny

Peinture de chaises sur les murs de la Maison d’enfants de Port Sainte Foy et Ponchapt (24) associée à une installation de chaises en extérieur dont les enfants se sont saisis pour inventer des jeux.

La proposition de représentation et d’installation des chaises à conduit à un dialogue avec les professionnels, au déplacement de l’emplacement des poubelles, à quelques transformations des habitudes de l’institution.

Les crayons des Majouans

Sculpture de 4m de haut réalisée en octobre 2016 dans le cadre d’une mission de développement artistique relationnel à la Maison d’enfants à caractère social de Port Sainte Foy et Ponchapt.

Cette sculpture a été inspirée de la rencontre des enfants dont un taillait des brindilles de bois avec son taille crayons pour faire de faux crayons. Cette réalisation est installée sur un site en pleine nature à 4 km de la Maison d’enfants. Le site des Majouans accueille la tranche d’âges de 8 à 12 ans.

Carnets / dessins d’ombres, écritures

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Petit dialogue avec Lorenzo Horvat


– Lorenzo Horvat
 Oh, vous êtes essentialiste!
– Valérie Champigny Je me définis essentiellement comme « scarlatiniste » : c’est à dire comme représentant les stigmates de la scarlatine en latin.
– Lorenzo H C’est-à-dire en traduction picturale?
– Valérie C que j’exerce mon œil dans une écriture permanente.
– Lorenzo H Voulez-vous dire que pour vous peindre c’est écrire et dépeindre décrire?
– Valérie C Peindre ou dessiner est une autre démarche… Là ce sont des croquis rapides pour exercer l’œil… comme des gammes.
– Lorenzo H Pour moi vous dépeignez, c-à-d. vous peignez en couleur et en trois dimensions des objets ou paysages de la nature devant vous et devant vos yeux. Puis vous dépeignez en retirant la couleur et il reste sur le papier des carnets des impressions du relief et de volumes posés.