Owiiig, le polyèdre à visage humain – géographe éphémère

C’est dans la continuité de mon intérêt pour les polyèdre irrégulier que j’ai souhaité créer ce géographe sur une parcelle du site des Majouans (Fougueyrolles) de la Maison d’Enfant à Caractère Social de Port-Sante-Foy et Ponchapt (24 et 33).

Le polyèdre est une figure qui m’a longtemps fasciné dans La Melencolia,  gravure sur cuivre d’Albrecht Dürer datée de 1514. On retrouve des polyèdres chez Giacometti qu’il associe au visage.

La figure du polyèdre irrégulier m’intéresse depuis longtemps sous la forme de pierre taillée. À chaque pierre, c’est un nouvel équilibre à trouver en partant de sa forme existante. (lien vers mes polyèdres taillés)

Par rapport à la Maison d’Enfants à Caractère Social, lieu d’hospitalité, Owiiig, ce polyèdre à visage humain, symbolise le nouvel arrivant constitué de multiples facettes qui ne nous ressemble pas totalement et que chacun met du temps à accueillir.

Des collages autour du portrait ont en amont été travaillés avec les enfants. Chacun est fait de l’autre. Ces collages ont été intégrés dans la publication Mutuum publiée à l’occasion du Printemps des poètes.

Les enfants prononcent le prénom de « Owiiig » avec un sourire accentué sur les « iii ».
Cet autre, inconnu, avec une drôle de tête à plusieurs facettes « à quelque chose à m’apprendre (…)) et qui me concerne… » . Owiiig est un autre moi-même dont le nom résonne avec les héros de l’enfance. Owiiig habite démesurément l’espace de la Maison d’enfants.

 

 

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Performance « Profondeur de champ » / à la Machine à lire – Bordeaux

Valérie Champigny
Samedi 19 mai à 18h00 à 21h00
Performance « Profondeur de champ »

Parcours hors-les-murs

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À l’occasion de la Nuit européennes des Musées, Valérie Champigny invite à poser un regard sur l’ordinaire, une autre manière d’écrire la ville, hors de l’environnement muséal.

C’est à travers un cheminement entre la Machine à lire, la Place de la Bourse, le Grand-Théâtre et le Capc que la plasticienne se postera en voyageuse immobile en relation avec le contexte du moment, le regard porté vers le haut, une fenêtre ou un ornement de l’architecture ou le ciel… 

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Disculpé.e – (lieu / non-lieu) / Résidence de création 2018 / Médiathèque de Bazas

Valérie Champigny / Disculpé.e  Lieu / Non-lieu )
Résidence de création 2018 / Médiathèque de Bazas
Restitution 2019 à l’occasion de l’inauguration 
du Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique.
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La médiathèque de Bazas accueille tout au long de l’année 2018, la plasticienne Valérie Champigny pour une résidence de recherche et de création à l’occasion de la réhabilitation du Palais de Justice de Bazas en Pôle de l’Image, de l’écrit et du Numérique.  L’artiste dont la pratique polymorphe se construit depuis plusieurs années en lien avec une réflexion sur les lieux en mutation, l’habitat et la question de la mémoire fragmentée utilise divers langages en associant l’image, le volume, l’écrit et la déambulation participative.

 

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Crédit Photo ©D.Bouchet ©V.Champigny

On découvre ainsi au fil de sa résidence la construction de sculptures-objets énigmatiques, plurivoques qui serviront momentanément aussi d’accessoires à l’occasion de performances, ou encore l’écrit, la lecture, l’installation de l’anagramme de «Le Palais de Justice» en néon qui dans une subtile combinatoire nous offre « L’étais-je disculpé.e à… ». Est-ce l’artiste que l’on disculpe à intervenir dans un lieu marqué par des procès historiques dont celui de Thérèse Desqueyroux qui fera l’objet d’un non-lieu?. « L’avocat ouvrit une porte. Thérèse Desqueyroux, dans ce couloir dérobé du palais de justice, sentit sur sa face la brume et, profondément, l’aspira ». Mauriac – 1927.

Est-ce le Palais de Justice que l’on disculpe lui-même à se transformer en lieu de Culture? – On verra également un chien fort imposant venir poser sur le bureau du juge et photographié par l’artiste. Est-un retour à l’état sauvage d’un lieu structuré par l’histoire du droit ? – Ce sont toutes ces questions que Valérie Champigny soulève dans le temps de sa résidence. Le Palais de Justice subit donc, tour à tour une série de mises à nu, « d’expériences quasi-magiques » élaborées par une plasticienne dans un rôle du passeur, voire de chaman des temps modernes et qui viennent symboliquement accompagner la transformation et la renaissance d’un lieu.

Valérie Champigny invitera en mars le Collectif des Indisciplinés » ou mieux « le convoquera au Palais de Justice ! » pour une déambulation participative. En créant un cadre très ouvert, où chacun joue son propre personnage, la plasticienne permet à la vraie vie de ses acteurs de rentrer dans le concept de « vidéo-surveillance ». Ce workshop débutera pour la douzaine de participants par la découverte d’une installation sensibilisatrice autour des mots et expressions du monde de la justice pour évoluer vers une performance collective intitulée « Hantologie » qui se déroulera en plusieurs séquences ou « audiences » où des spectres viendront hanter et réveiller la mémoire du Palais de Justice en s’appuyant sur un travail sonore réalisé par la plasticienne. Cette bande sonore induit un rythme qui s’étire dans la torpeur des histoires de la vie quotidienne de personnes imaginaires accusés ou accusants. Les personnages demeurent eux-mêmes et deviennent en même temps autres. Ils se prêtent à cette incarnation en insufflant de leur vie propre à leur personnage.

Cette résidence artistique qui a débuté en janvier 2018 au moment de la reconstitution orchestrée par la Région Nouvelle-Aquitaine donnera lieu à une restitution pour l’inauguration du Pôle de l’Image, de l’Écrit et du Numérique en 2019. Des temps de médiations «S’inventer des histoires en traversant le monde» sont en préparation avec les scolaires dans le cadre de la Grande Passerelle organisée par la Médiathèque de Bazas. 

Les enfants et collégiens seront accompagnés dans le choix d’un lieu en vue de scénariser leurs imaginaires tout en se sensibilisant à leur environnement proche. Pour cette aventure avec Valérie Champigny, chacun s’impliquera physiquement dans le projet collectif, effectuera des recherches (selon son niveau de classe) créera des accessoires, utilisera l’écrit, le dessin, la photographie en vue d’une exposition et d’une édition numérique. 

 

Valérie Champigny, artiste plasticienne. vit dans le Sud-Gironde. Elle est diplômée de l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux (DNSEP – 1996  / Master1).
Merci au Collectif des Indisciplinés pour leur participation !
Merci à Sylvie, Marie, Patrick, Thierry, Bruno, Catherine, Martine, Nicole, Dominique…. 
Et merci à Iona, une chienne d’une taille imposante qui posa avec le professionnalisme d’une grande star sur le bureau du juge bien peu confortable !

Jouer dans le dispositif interactif de Dora Garcia

Lien vidéo : Jouer dans le dispositif interactif de Dora Garcia

Dispositif interactif de Dora Garcia invitant à la participation du regardeur.
CIAP- Île de Vassivière – Beaumont du Lac
Jeux corporels, déambulation, sifflements / V.Champigny

« La danse permet ce face-à-face, cette co-présence de l’artiste et du public, la réalisation d’une démocratie dé-hiérarchisée dans laquelle le spectateur a un pouvoir participatif. Il s’agirait ainsi de défaire l’illusion du spectacle en soulignant le caractère construit de la réalité représentée, une distanciation entre acteur et spectateur telle que formulée par Bertolt Brecht. » Dorian Spiteri (De la permanence dans l’inachevé, Musée de la danse, Rennes)

 » Vous dites : le réel, le monde tel qu’il est. Mais il n’est pas, il devient ! Il bouge, il change !… L’on est plus près de cette réalité en disant…il ‘’se présente’’ : ce qui signifie qu’il n’est pas là, existant en tant qu’objet. Le monde, le réel, n’est pas un objet. C’est un processus.  » John Cage

 

Plaques de Géodésir / 2016-2017

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Cette réalisation est apparu au moment de ma création de  » la Spoon » (12mètres de long / 2017) sur la colline en Dordogne. J’ai imaginé en janvier 2017 plusieurs maquettes en lien dans la lignée de mon travail graphique de « cartographies sentimentales » engagé depuis 2012. Un même projet se déploie en plusieurs médiums au gré de mes découvertes.

Ce travail de microgéodésie du tracé est constitué d’une suite de parcours expérimentés pour éprouver et esquisser les bordures d’un relief réel et mesurable et porteur de fictions porteuses de la démesure le monde…

Les maquettes trouvent leur place dans les vitrines ou dans un dispositif au sol.

 

Installation éphémère Land art / Garein (40)

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Installation éphémère Valérie Champigny dans le Parc de la commune de Garein dans les Landes en juin 2016.
Projet associant les réalisations de 5 classes de 3 écoles (Vert,  Brocas et Garein).
Présentation d’un diaporama à l’occasion de la restitution de résidence « Ombre portées » en partenariat entre Mutuum artothèque et la Maison du Parc.

corps et gestes