DIFFRACTIS JARDINS #4 /les 29 – 30 juin /+ #4 bis les 5 – 6 – 7 juillet 2019 – proposition Chaises – V.Champigny

Projet Diffractis au Jardin #4 / projet organisé par Diffractis impliquant plusieurs artistes dans une dizaine de jardins bordelais dans le cadre du WAC/Weekend d’art contemporain 2019 à Bordeaux.
Ma proposition est envisagée pour le jardin du 16, rue Lescure les 29 et 30 juin, et pour le 27, rue Brisard à Diffractis les 5, 6 et 7 juillet.

  • La « chaise-échelle » 8 m de haut , 2019 ; bois d’acacia. 
  • La « chaise-toit » 2 m de haut, 2019 ; bois d’acacia, zinc 

Ce projet de chaises apparait dans une réflexion en rapport avec le contexte de jardins. Le jardin de ville reste un privilège qui me conduit à questionner les besoins vitaux : hospitalité et toit, contemplation et point de vue, espace et verticalité.

Bien souvent, dans chacun des lieux que j’explore, j’immisce la présence d’éléments et notamment celui de la chaise comme figure. Elles apparaissent soit par leurs représentations, peintes au mur, soit par une installation de chaises physiques ou de réceptacles invitant concrètement à la rencontre de soi ou de l’autre, ou bien par la création de chaises surdimensionnées pour réagir au contexte ou encore par le jeu du langage.

Des éléments fantômes reviennent ainsi de façon récurrente à la manière d’un alphabet de signes figuratifs dans mes installations : nuage, toit, cabane, échelle, escalier, chaise, tricycle, polyèdre irrégulier, sphère, caillou plein ou évidé… Le traitement sommaire et le choix des matériaux renvoie à une esthétique pauvre (zinc, grillage, bois, cendre, chaux, ciment, goudron, rouille, lignes blanches…) qui dans la mise en connexion des éléments crée une vibration sourde, une tension énigmatique entre réalité d’un contexte, néant et utopie.

DIFFRACTIS_flyer

✔️Organisé par Diffractis Asso
LIEN EVENT FB : https://www.facebook.com/events/2180461805595573/?ti=icl

LIEN CARTE :http://bit.ly/diffractis4

VISITES GUIDÉES : les 29 et 30 juin 2019 à 11h et 16h rendez-vous à la Maison aux personnages des Kabakov

Owiiig, le polyèdre à visage humain – géographe éphémère

C’est dans la continuité de mon intérêt pour les polyèdre irrégulier que j’ai souhaité créer ce géographe sur une parcelle du site des Majouans (Fougueyrolles) de la Maison d’Enfant à Caractère Social de Port-Sante-Foy et Ponchapt (24 et 33).

Le polyèdre est une figure qui m’a longtemps fasciné dans La Melencolia,  gravure sur cuivre d’Albrecht Dürer datée de 1514. On retrouve des polyèdres chez Giacometti qu’il associe au visage.

La figure du polyèdre irrégulier m’intéresse depuis longtemps sous la forme de pierre taillée. À chaque pierre, c’est un nouvel équilibre à trouver en partant de sa forme existante. (lien vers mes polyèdres taillés)

Par rapport à la Maison d’Enfants à Caractère Social, lieu d’hospitalité, Owiiig, ce polyèdre à visage humain, symbolise le nouvel arrivant constitué de multiples facettes qui ne nous ressemble pas totalement et que chacun met du temps à accueillir.

Des collages autour du portrait ont en amont été travaillés avec les enfants. Chacun est fait de l’autre. Ces collages ont été intégrés dans la publication Mutuum publiée à l’occasion du Printemps des poètes.

Les enfants prononcent le prénom de « Owiiig » avec un sourire accentué sur les « iii ».
Cet autre, inconnu, avec une drôle de tête à plusieurs facettes « à quelque chose à m’apprendre (…)) et qui me concerne… » . Owiiig est un autre moi-même dont le nom résonne avec les héros de l’enfance. Owiiig habite démesurément l’espace de la Maison d’enfants.

 

 

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Performance « Profondeur de champ » / à la Machine à lire – Bordeaux

Valérie Champigny
Samedi 19 mai à 18h00 à 21h00
Performance « Profondeur de champ »

Parcours hors-les-murs

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À l’occasion de la Nuit européennes des Musées, Valérie Champigny invite à poser un regard sur l’ordinaire, une autre manière d’écrire la ville, hors de l’environnement muséal.

C’est à travers un cheminement entre la Machine à lire, la Place de la Bourse, le Grand-Théâtre et le Capc que la plasticienne se postera en voyageuse immobile en relation avec le contexte du moment, le regard porté vers le haut, une fenêtre ou un ornement de l’architecture ou le ciel… 

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Jouer dans le dispositif interactif de Dora Garcia

Lien vidéo : Jouer dans le dispositif interactif de Dora Garcia

Dispositif interactif de Dora Garcia invitant à la participation du regardeur.
CIAP- Île de Vassivière – Beaumont du Lac
Jeux corporels, déambulation, sifflements / V.Champigny

« La danse permet ce face-à-face, cette co-présence de l’artiste et du public, la réalisation d’une démocratie dé-hiérarchisée dans laquelle le spectateur a un pouvoir participatif. Il s’agirait ainsi de défaire l’illusion du spectacle en soulignant le caractère construit de la réalité représentée, une distanciation entre acteur et spectateur telle que formulée par Bertolt Brecht. » Dorian Spiteri (De la permanence dans l’inachevé, Musée de la danse, Rennes)

 » Vous dites : le réel, le monde tel qu’il est. Mais il n’est pas, il devient ! Il bouge, il change !… L’on est plus près de cette réalité en disant…il ‘’se présente’’ : ce qui signifie qu’il n’est pas là, existant en tant qu’objet. Le monde, le réel, n’est pas un objet. C’est un processus.  » John Cage

 

Nolens volens / installation picturale dans l’espace public

ENVIRONNEMENT URBAIN / L’art au coin de la rue

19/10 2001
L’opération Regards de rues propose un parcours de découverte des oeuvres d’artistes bordelais qui ont travaillé sur les immeubles désaffectés et magasins inoccupés
Par : VERONIQUE JAN

valérie saint michel

L’oeuvre « Nolens volens » de Valérie Champigny sur 4 étages de la place Meynard remplace des fenêtres noircies et illumine la place (Photo Philippe Taris)

La deuxième édition de Regards de rues est née d’une double constat : les magasins vides et les immeubles inoccupés enlaidissent les rues bordelais et les artistes bordelais ont du mal à rencontrer leur public. Piloté par Muriel Parcelier, adjointe à la mairie de Bordeaux en charge de la vie des quartiers, le projet met en valeur douze artistes du cru.« Il s’agit d’embellir des lieux en mauvais état », explique Muriel Parcelier, « de faire connaître nos artistes, mais aussi de stimuler les propriétaires pour réhabiliter les immeubles. » Et ça marche. La première édition de Regards de rues, en 1999, a abouti à la réhabilitation de six lieux.
Pour choisir les artistes, la mairie a lancé un appel à candidatures dans les structures culturelles de la ville. Cent trente artistes y ont répondu et douze plasticiens ont été sélectionnés. Les oeuvres sont protégées contre les tags et, si elles doivent être enlevées pour cause de réhabilitation, elles seront exposées dans des espaces municipaux.
C’est tout un itinéraire artistique qui s’offre aux passants. Du graff aux décors peints en trompe-l’oeil en passant par des collages et des photographies. Les lieux retenus sont cette fois des espaces moins fréquentés par les voitures. Ce sont la place Meynard et les six rues piétonnes ou semi-piétonnes de Bordeaux. Place Meynard par exemple, on peut découvrir le travail de Valérie Champigny sur toute les fenêtres noircies d’un immeuble.

Sud Ouest