Parcours professionnel & démarche artistique

cropped-valerie_champigny1Valérie Champigny is a visual artist, who graduated from the Bordeaux School of Fine Arts (DNSEP 1996). She works on the road and in her studio in the South Gironde. She develops, through a photographic practice, a way of « documenting » her geographical and human environment on a daily basis, while inserting a fictional form in it, since the representation of the real through the captured space is already, in essence, scripted. Valérie Champigny approaches the territories she crosses in a sensitive way to the meeting of « presences ».

Démarche artistique

Valérie Champigny développe une pratique protéïforme où elle crée une grammaire au quotidien qui mêle photographie, dessin d’observation, peinture, écriture, installations plastique et sonore, performance. Elle aborde les territoires qu’elle traverse de manière sensible dans une réflexion sur l’habitat et à la rencontre de “présences“.

Elle crée des œuvres participatives pour « ré-enchanter » les structures de vie collective dans une réflexion sur la façon dont on habite un espace (ex : la Spoon, 12m x 9 m – Dordogne). La présence de ses œuvres ou dispositifs participe a transformer un espace en un lieu.

Parcours

Valérie Champigny est titulaire du DNSEP (1996) de l’Ecole des Beaux-arts de Bordeaux. Elle a travaillé sur le sujet des formes fractales et exponentielles en relation avec l’observation de l’environnement proche.

En parallèle de sa pratique personnelle, elle a fondé l’artothèque Mutuum et diffuse depuis 2012 un fonds d’œuvres à travers des actions de médiation notamment auprès de publics empêchés. Elle enseigne les arts-plastiques et l’histoire de l’art en collège, lycée, Instituts, Université du Temps-libre et anime des workshops. Elle a obtenu, en 2009, le Prix de la Fondation de France dans le cadre du Programme « Habitat ».

Portfolio_Valérie_Champigny_02

Elle publie des Portraits d’artistes dans Marge de manœuvre sur Rue89 Bordeaux ou destinés à des revues d’art.

On peut aussi trouver les expériences de lectures orales et lectures orales partagées sur le blog : Zone de lectures

Plasticienne / démarche

L’atelier est dans la rencontre

Valérie Champigny est engagée dans un langage associant à l’espace, la photographie, la peinture, la prise de notes ou capture sonore…pour construire des séries analogiques à long terme tout à la fois documentaires et subjectives.
Plusieurs séries s’élaborent au fil des années telles que les dessins et photographies des ombres des arbres, sur l’habitat, questionnant la notion de paysage par la prise de vue ou par l’enfouissement.
Ses images visent à partager l’émotion de temps fugitifs, suspendus, de présences.
Elle crée également de courtes d’instants fugitifs, des installations pour repenser les déplacements, pour détourner les habitudes ancrées dans les lieux institutionnels.
Elle collabore avec les professionnels des Maisons d’enfants, Établissements scolaires, Médiathèques, Ehpad, hôpitaux, entreprises pour co-construire la mise en marche de ses projets de « développement artistique relationnel ».

Activité de recherche, projets

Depuis l’obtention de son diplôme, mémoire « Rhizome » (recherche sur les formes fractales et exponentielles) de l’école Supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux en 1996, elle développe une démarche artistique protéïforme à la fois sur des projets participatifs de développement artistiques relationnels auprès de différents publics et poursuit une recherche picturale et graphique personnelle en résidence permanente au Réseau A&a.

Valérie Champigny a construit sa pratique plastique à partir de supports travaillés par le climat dans ses ruches à rouilles, et notamment de papier végétal réalisé à partir des végétaux des territoires qu’elle explore dans le Sud-Gironde notamment. S’en suivent des continuités graphiques au fusain, au crayon, picturales ou photographiques, gravure ou gaufrage du papier avec les jeux d’ombres des feuillages dans les forêts et autres chemins traversés. Un fil conducteur sans recherche de cohérence formelle : être surprise par des découvertes dans l’environnement quotidien ou imaginer des dispositifs « Les ruches à rouille » stimulant l’aléatoire sur des supports papier.